‹ Le diabète sucréChapitre 55 sur 654 · IG · texte numérisé non relu

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On voit que, d’après Otto2, la proportion des matières réductrices qui ne sont pas du sucre est loin d’ètre négligeable, puisque, dans le sang veineux, elle pourrait dépasser la moitié de la quantité de sucre. Mais il est possible que la fermentation n ait pas été complète, et, qu’en conséquence, Otto ail dosé comme matières réductrices une partie du sucre déjà dosée comme glycose. Ce qui légitime cette supposition, c’est le chiffre élevé qu’il donne du pouvoir réducteur du sang normal : (1,49 -b 0.38 = 2,03, pour le sang artériel et 1,29 -f- 0,72 = 2,01, pour le sang veineux).

1. Hanriot. (C. IL de la Société de Biologie, 1898. p. 543). — Ce sucre a pu être converti en para-chloralose, fusible à 227°, ce qui caractérise le glycose.

2. Otto. Ueber den Gehalt des Blutes an Zucker und reducirendes Substanz unter verschiedcnen Umstânden ( Pflucger's Archiv , 1885, t. XXXV, p. 467).

SUCRES IMMEDIATEMENT REDUCTEURS

Jacobsen 1 2 3 4 5 6 7 8 a signalé dans le sang une substance réductrice, soluble dans l’éther et qui lui a paru identique à la jéeorine précédemment trouvée dans le foie par Drechsel. En effet, comme celle-ci, traitée par l’acide sulfurique, elle donne du glvcose. D’après Henriquez * cette substance serait plus abondante dans le sang que le glvcose libre ; mais les recherches d’Hédon \ les miennes (en collaboration avec Martz), celles de Kolisch v ont montré le peu de fondement de l’opinion de Jacobsen. D’éther aqueux dissolvant des quantités très sensibles de glvcose, il est douteux que la jéeorine préexiste dans le sang: elle peut s’être formée pendant les manipulations nécessaires pour la préparation de l’extrait. En effet, Bing*, en évaporant une solution de glycose dans de l’alcool contenant de lu lécithine, a obtenu une combinaison qu’il a cru (à tort’ être de la jéeorine, et (pie l’on considère généralement comme une lécithine-glycose, combinaison lèche qu’il sullit de laver à l’alcool pour la détruire*.

P. Mayer a signalé l’acide glycuronique dans le sang du bœuf et de l’homme, en se servant d’un réactif indiqué par Ncuberg, la pnrabromphénylhvdrazine \ Nous avons, Moulue! et moi, confirmé ce fait, surtout pour le sang du chien*.

Toutes les conjugaisons connues de l’acide glycuronique déviant ù gauche, on serait tenté d’expliquer par leur présence le fait cpie le pouvoir dextrogyre d’un extrait de sang est très inférieur à son pouvoir réducteur9. Mais la faible proportion

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