Sandmeykh. (■ Congres s fur innere Medicin
6 Domanski et IIkimann. ( Zeitschrift fur lleilkunde, sept. 1901).
7. Derrick [American Journal of the Med. Sciences. 1900, juillet.
Lèpine.
COMPLICATIONS DU DIABÈTE
Si, par exception, les cylindres font défaut dans l’urine, on les trouve, à l’autopsie, dans les canalicules du rein, qu’ils oblitèrent en partie'. Ainsi, qu’ils soient ou non excrétés, ils se forment en abondance, probablement à cause de l’irritation que les corps acétoniques exercent sur les cellules des tubes urinaires.
Coma. — Une fois le coma établi, — et le plus souvent le passage de la somnolence au coma est très rapide, — aucun moyen; sauf parfois une injection intra-veineuse, ne peut en tirer le malade. A cette période, la respiration peut présenter encore l’ampleur ci-dessus signalée : le pouls est rapide, faible; les extrémités froides, parfois cyanosées; la température centrale, après une élévation inconstante, est toujours abaissée. Cet abaissement n’est d’ailleurs pas considérable*. Les yeux sont demi-clos; les pupilles tantôt larges et tantôt étroites.
Hypotonie oculaire. — Krause3 a, depuis quelques années, appelé l’attention sur un symptôme fort singulier, qu’il a observé chez une vingtaine de malades dans les dernières heures de la vie, et qu’il considère comme particulier au coma diabétique. 11 s’agit d’une diminution considérable de la tension des globes oculaires, peut-être en relation avec de la lipémie. 11 a, en effet, dans deux cas, constaté par l’analyse chimique 1 que le sang renfermait une énorme quantité de graisse (70 et 80 p. 1.000). Dans les autres cas, sans atteindre un chiffre extraordinaire la graisse du sang était augmentée.
1 Voir Aldehoff in Külzs Erfahrungen, p. 459.
2. Il est rare que la température du rectum soit au-dessous de 36°, 6 ; — dans un cas exceptionnel, Saundby a constaté une élévation préagonale de la température.
3. Krause. ( Çongress fiir innere Medicin . Leipzig, 1904, et id., München., 1906).
4. L’examen microscopique seul, alors même qu’on emploie l'acide osmique, expose, paraît-il, à méconnaître la lipémie. Voir aussi : Heine. Ueber Lipaemia retinalis und Hypotonia bulbi. (K/m. Monats blatl fiir Augcnhcilh ., XLIV, 1906, p. 451).
COMA
Convulsions pendant la période coraateusè. — Une autre
complication, également fort rare, du coma acétonémique est
l’apparition de convulsions ; Dreschfeld, sur 16 cas de coma,
en a observé une fois. Foster et Saundbv en ont cité un cas1 2.
J’ai observé des convulsions, surtout cloniques, chez une diabétique comateuse, très fortement acétonémique. Elles survenaient sous forme d’attaques brusques et prédominaient dans les membres inférieurs. 11 existait aussi un tremblement général. Les pupilles étaient contractées \
La durée du coma n’est pas longue ; il est rare qu’elle dépasse trente-six ou quarante-huit heures.
Lésions organiques observées chez les diabétiques morts dans le coma. — Cerceau. — J’ai plusieurs fois noté que la consistance du cerveau différait de celle qu'il présente à l'état normal. Elle était généralement plus élastique, parfois un peu pâteuse. Quincke et d’autres observateurs ont aussi indiqué cette modification de la substance cérébrale.
Dans quelques cas, on y a trouvé une proportion d eau moindre qu’à l’état normal (Bouchard, Rumpf) \
Ce dernier, en collaboration avec Dennstedt a, de plus, constaté que la graisse du sang est augmentée et que la soude est généralement très diminuée dans le sang et dans le foie. — La potasse est normale, ou augmentée*.
1 B.althazar Foster et Robert Sac.ndby. Diabelic Coma. Birmingham Med. Heview, 1883, janv.).
2 R Lkpixk. Diabète; accidents attribuables à une intoxication par les acides formique et p-oxybutyrique. Coma, etc. Itecuc de Médecine , 1888, p. 1004). — Yoy. aussi Lossex. (Zeitschrift fiir klinische Medicin, 1905. LVI, p. 31). — Dans un cas: Hudsox. (British Med. Journal, 7 février 1903, p. 309), les convulsions se sont produites trois jours avant le coma.