‹ Le diabète sucréChapitre 561 sur 654 · Wiesinger. [H · texte numérisé non relu

Wiesinger. [H

COMPLICATIONS DU DIABETE

coexistant le plus souvent avec des plaques blanches; mais ces lésions sont exceptionnelles chez les diabétiques jeunes. Elles n'ont, en tout cas, rien de caractéristique. La forme des hémorragies est variable. Avec le temps, la tache rouge devient blanche, et aux taches blanches se joignent des taches pigmentées.

Quant à la rétinite parenchymateuse, elle se présente sous l’aspect de petites taches siégeant surtout au voisinage de la papille, et particulièrement confluentes vers les confins de la région papillo-temporale de la macula '. Elles ne sont pas disposées en étoiles, comme dans le mal de Brighl. Il n’y a pas d’œdème papillaire, et, en général, pas de papillite ; les vaisseaux ne présentent pas les graves altérations que l’on remarque dans la rétinite albuminurique.

Scotome central et amblyopie. — Le scolomc central, si commun dans les amblyopies toxiques, n’est pas très rare chez les diabétiques1 2. Mauthner croit qu’il faut chez eux l’attribuer à l’alcoolisme ou au tabagisme; et, à l’appui de cette manière de voir, on peut invoquer le fait que le scotome est très rare chez la femme. II est donc probable que le diabète, par lui-même, ne produit le scotome central que rarement.

On a observé chez des diabétiques une amblyopie sans scotome central et sans rétrécissement du champ visuel ; et, plus rarement encore, une amaurose brusque unilatérale ou bien une hémianopsie, etc.3. Ces divers troubles, y compris le scotome, sont sous la dépendance de lésions d’origine vasculaire, principalement d’hémorragies siégeant dans le nerf optique 4, et,

1. ,Voy. E. Rollet. ( Traité d’ophtalmoscopie , Paris, 1808. p. 203, avec une planche en couleur de rétinite diabétique, p. 208) .

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