‹ Le diabète sucréChapitre 580 sur 654 · GANGRÈNE PULMONAIRE 6<K · texte numérisé non relu

GANGRÈNE PULMONAIRE 6<K

D’après Xaunvn, la gangrène aigue du poumon ne s’observe que dans les diabètes graves: « Le malade est pris de fièvre et des signes d’une inflammation pulmonaire. Les crachats sont souvent hémorragiques, mais ne présentent pas l’odeur si caractéristique de la gangrène du poumon. A l'autopsie, on trouve un ou deux foyers d’apparence gangréneuse, quelquefois creusés d’une cavité remplie de sanie purulente, mais sans odeur de gangrène \ Autour d’eux, le tissu est hépatisé. On ne peut constater d’oblitération artérielle.

A quoi tient l'absence d’odeur des crachats et des foyers gangréneux du poumon!' D’après Hirschler*, l’addition de sucre à de la viande pourrie apporte un certain obstacle à la production des substances aromatiques qui se développent pendant la putréfaction. La raison de ce fait est encore l’objet de discussions; on a pensé à l’expliquer par la présence d’acide lactique produit par le sucre. D’autre part, Kuhn 1 2 3 aurait vu que les bactéries de la putréfaction en présence du sucre, qui leur sert d’aliment, n’attaqueraient pas les matières albuminoïdes. D’après F. Raymond * les microbes anaérobies de la gangrène sont promptement remplacés par des aérobies. Telle serait la cause de la disparition de la fétidité de l’haleine — Enfin, il faut aussi remarquer que, dans un certain nombre de cas de prétendue gangrène pulmonaire, il s’agissait de lésions d’une tout autre nature (parfois d’une pneumomycose) ne donnant pas lieu à une expectoration fétide.

Xaunyn décrit aussi une forme subaiguë et chronique de gangrène pulmonaire, qui, d’après lui, survient chez les diabétiques avancés en Age, cl parfois aussi chez des sujets dont le diabète

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