‹ Le diabète sucréChapitre 597 sur 654 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

DIAGNOSTIC

Le diabète, quand il est bien caractérisé, est une des maladies les plus faciles à reconnaître. Si l'on trouve réunis les principaux symptômes : la polyurie, une glycosurie intense, la soif, la perte des forces, etc., l’hésitation est impossible. Mais, le plus souvent, le diabète se développe d'une manière insidieuse; et, tant qu’il est léger, il peut facilement rester méconnu s'il ne s’accompagne d’aucune complication (anthrax, affaiblissement de la vue, etc., etc.) qui oblige le patient à consulter un médecin. — Dans ces conditions, la maladie soupçonnée h l’occasion d'un incident fortuit, ne peut être affirmée que par un examen de l'urine.

Mais il arrive aussi qu’un sujet, qui s’observe, s’inquiète de la diminution de ses forces — ou de son impuissance. Plus souvent, c'est l’un des époux qui remarque chez son conjoint la soif, ou la polyurie, etc., ou bien encore, c’est le médecin qui est mis sur la piste du diabète par un symptôme révélateur.

Symptômes révélateurs. — Nombreux et divers sont les symptômes révélateurs du diabète : la perte des forces, les troubles de la vue, l'ébranlement des dents, les furoncles, la polydipsie, la polyurie sont les plus communs. Mais il en est bien d’autres, et quelques uns sont assez insolites.

DIAGNOSTIC

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J'ai été consulté par un ingénieur de cinquante ans, qui se plaignait seulement de faiblesse, avec incapacité de se livrer à ses occupations. Comme il se lamentait d’une manière exagérée, car il n’était pas possible de lui faire préciser un malaise défini, comme l’examen des organes était négatif, et que son état mental avait quelque chose de spécial je recherchai le sucre dans l’urine. Or, celle-ci en renfermait une assez forte proportion.

Loch1 2 rapporte qu’un négociant, âgé de cinquante quatre ans, vint le consulter pour une anosmie. Aucun autre symptôme morbide. L’examen complet du malade révéla des traces de sucre dans l’urine. Deux ans plus tard elle en renfermait‘.M grammes par litre.

L’anosmie est un symptôme révélateur bien rare. Beaucoup plus communs sont les troubles de la miction simulant une maladie de la prostate ou de la vessie. Aussi, Bazy prescrit-il de rechercher le sucre dans l’urine de tout malade présentant des troubles urinaires qui s’expliquent mal par l’état anatomique des organes; surtout s’il n’est pas atteint d’une maladie nerveuse 3.

Mais aucun des symptômes dits révélateurs du diabète n’est pathognomonique. On peut les rencontrer, et on les rencontre très souvent chez des malades qui n’ont pas trace de sucre dans l’urine. Ils peuvent éveiller l’attention ; mais, en l’absence d’un examen de l’urine, ils ne suffisent pas pour qu’on puisse porter un diagnostic certain, et cet examen, si le sucre n’existe dans - l’urine qu’à l’état de traces, n’est pas sans présenter quelques difficultés.

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