‹ Le diabète sucréChapitre 607 sur 654 · DIAGNOSTIC DES ÉLÉMENTS CONSTITUANTS DU DIABÈTE · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC DES ÉLÉMENTS CONSTITUANTS DU DIABÈTE

11 ne suffit pas de reconnaître l’existence d’un diabète sucré. Ce qui importe surtout, c’est de savoir à quel diabète on a affaire.

J’ai dit plus haut que, sauf exception (lithiase pancréatique, chute sur la tète, etc ), un diabétique donné ne peut guère être rangé dans une espèce tranchée, et que, le plus souvent, la maladie résulte du concours de plusieurs éléments pathogéniques.

t . Voir p. 458.

2. Voir Petters. Autotoxikosedurch Azeton. ( Prar/crmcd . Wochenschr., 1905, p. 199). Le malade, dans le coma, présentait des contractures toniques des extrémités, du diaphragme et de la nuque. L’urine ne renfermait ni albumine ni sucre, mais beaucoup d’acétone, dont la décroissance a marché de pair avec l’atténuation des accidents. Cette acétonurie était la conséquence de troubles digestifs. Le professeur J. Teissier a récemment ( Société méd. des hôpitaux de Lijùh, 1908, 9 juin) attiré l’attention sur des faits de ce genre. Deux de ses malades avaient des parents diabétiques, ce qui augmentait encore la difficulté d’interprétation.

DIAGNOSTIC DE L’INSUFFISANCE DU PANCRÉAS

Il s’agit en conséquence de déterminer, si possible, leur importance relative. 11 faut donc soumettre chaque cas particulier à une analyse minutieuse, faire la part de l’hérédité, des habitudes hygiéniques, de l’alimentation, des maladies antérieures, des circonstances actuelles, etc. Il est d’ailleurs beaucoup de cas où le diagnostic complet des conditions pathogéniques de la maladie est impossible. Gomment reconnaître, par exemple, l’insuffisance fonctionnelle du pancréas ?

DIAGNOSTIC DE L’INSUFFISANCE FONCTIONNELLE DU PANCRÉAS

La constatation de modifications anatomiques pourrait aider à la faire soupçonner. Mais le pancréas est une glande profondément située, souvent inaccessible à la palpation. Quant à la douleur pancréatique, elle n’a pas une localisation précise qui permette de la reconnaître d’une manière sure1 2. Un malade d’Ebstein* souffrit souvent de vives douleurs abdominales pendant trois ou quatre ans. Heureusement, on découvrit fortuitement, lors de l'une des crises, que l’urine était sucrée. Dans l’intervalle des coliques, il n’y avait pas de glycosurie spontanée, mais on provoquait une glycosurie alimentaire. Puis la glycosurie devint permanente.

Chez un de mes malades, l’affection fut encore plus obscure; il fut pris un matin de vives douleurs siégeant ù la partie supérieure de l’abdomen aussi bien d’un côté (pie de l’autre, sans irradiations nettes, et qui cédèrent à une injection de morphine. Quelques mois après, ces douleurs reparurent avec les mêmes caractères et sans s’accompagner de symptômes capables

1. Il existe uae forme de cancer du pancréas où les douleurs sont 1res vives. Voir Oskk, ( loc . cil.). — Pic et Tolot (Province méd., 1899. [). 55). — Sauvé (Revue de Chirurgie, 1908, p. 352). — Chaufkahd ( Bulletin méd. 1908. p. 913), probablement, dit Chauffard, à cause de l’excitation du plexus solaire. Mais, dans les casjusqu'ici publiés de cette forme, il n’y avait pas de diabète.

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