‹ Le diabète sucréChapitre 644 sur 654 · UosENSTKix. Berliiier klin. Wocltensch., 1890, p · texte numérisé non relu

UosENSTKix. Berliiier klin. Wocltensch., 1890, p

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merveilleux : le malade répondit sur-le-champ avec netteté aux questions qui lui lurent posées. Mais la température s’abaissa quelques heures plus tard, et la mort survint le'lcndemain.

J’ai obtenu un résultat semblable dans plusieurs cas, notamment chez un diabétique, phtisique, de vingt-quatre ans. Je le vis trois heures après le début du coma : les pupilles étaient contractées ; le pouls très petit ; la température ne dépassait pas 3G°,5. J’injectai aussitôt 20 grammes de bicarbonate de soude dans 2 litres d’eau salée. A la fin de l’injection, qui dura un quart d’heure, le malade ouvrait les yeux, cl, spontanément, demandait à boire. On lui lit absorber, par la bouche, oO grammes de bicarbonate de soude en quelques heures.

L’après-midi, l’amélioration était encore plus marquée ; le pouls avait pris de la force; la connaissance était parfaite. Mais le malade n’avait uriné qu’une très petite quantité d’urine pôle, très acide , renfermant, par litre, 2 gr. a d’urée et 14 gr. 7 de glycose. Dans les heures suivantes, malgré l’emploi de la caféine, le malade n’urina presque pas. La mort survint le lendemain. L’urine trouvée dans la vessie était acide.

Chez un malade de Besson, comateux avec absence de pouls (les mouvements respiratoires étaient le seul indice de la vie), l’injection de 2o grammes de bicarbonate de soude dans de l’eau salée a amené, au bout d’une heure, le retour de la connaissance '.

Les cas précédents ne sont pas les seuls qu’on puisse invoquer en faveur de l’ellicacilé de l’injection alcaline: plusieurs autres montrent aussi l’utilité, au moins temporaire, de cette médication. Or, on ne peut nier que le retour ù la connaissance, môme pendant quelques heures seulement, ne soit un important résultat; car dans beaucoup de circonstances, il n’est pas indifférent qu’un mourant puisse manifester scs dernières volontés. Le succès est, toutes choses égales, d’autant plus problémati-

1. Besson. ( Gazette hebdomadaire, 1898, p. 929). Le malade excrétait plus de 600 grammes de sucre par jour.

NEPHRITE CHRONIQUE

que que le coma dure depuis plus longtemps. Vu la fragilité des cellules de l’encéphale, on comprend aisément que l'action un peu prolongée d’un toxique amène clic/ elles une altération irréparable. Il ne faut pas oublier, d'ailleurs, que la médication alcaline ne s’adresse qu’à un des éléments de l'intoxication, le plus important, sans doute, mais ne porte remède ni au trouble primordial de la nutrition, ni à l'insuffisance de la dépuration urinaire.

Au lieu d’injecter le liquide dans la veine, on pourrait être tenté de le faire pénétrer dans le tissu cellulaire sous-cutané; mais celte pratique n'est pas recommandable : le bicarbonate de soude risque d’amener un phlegmon et même de la gangrène1.

On a parfois injecté, avec une apparence de succès, de l’eau salée dans la veine, au lieu de bicarbonate de soude. Assurément un lavage de l organisme peut n ôtre pas tout à fait inutile. Mais, comme 1 ’aciditè est un élément morbide incontestable de l'acétonémie, on commettrait une faute très grave en renonçant à la combattre, et en se bornant à l’injection d’eau salée, comme on l’a conseillé, bien à tort.

Dans le but de favoriser la combustion des produits toxiques, on a employé les inhalations d’oxygène ft la période prémonitoire du coma. Il est possible qu elles soient utiles, et il n’y a en tout cas aucun inconvénient ù y recourir.

Anurie. — Il est for t rare que le sujet en imminence de coma soit réellement anurique ; mais il arrive fréquemment que chez lui l’urination soit diminuée y soit cause de la présence de cylind res dans les tubes, soit à cause de lésions épithéliales macroscopiquement légères, mais fonctionnellement importantes. L’indication est de faire uriner le malade au moyen de divers diurétiques. La digitaline, la caféine, la théobromine sont le plus souvent utiles.

i. Magnts-Lkvy [Arc hiv fur cxp. l'ath .. 1899, X LU, p. 213 .

TRAITEMENT I)E LA NÉPHRITE CIIRO.Nlül E ET DES COMPLl- ( : ATI ON S CA R D I ( )- VA SCI I .A 1RES

Môme avant que l acétonémie existe ou soit bien prononcée on peut être fort embarrassé pour le traitement du diabète avec néphrite. Si le malade était au régime carné, il faudra diminuer la viande dans la mesure du possible et la remplacer, — à moins de contre-indication, — par le lait. La contre-indication principale du lait résulte de sa teneur en lactose, grâce à laquelle un diabétique peut rarement, sans augmenter la glycosurie, en tolérer plus de I litre â. I litre et demi. Il est cependant des cas où il a été utile d’en faire prendre 2 litres et même davantage. Mais ces cas sont exceptionnels. Quant aux laits artificiels, c'està-dire privés de lactose, j'ai déjà dit qu’ils ne sont pas bien acceptés, à cause de leur mauvais goût, et, d’ailleurs, il n’est pas prouvé qu’en raison de la caséine, ils ne puissent être nuisibles. Le régime idéal du diabétique atteint de néphrite, celui qui diminue l’albuminurie sans augmenter la glycosurie, est en somme fort dilïicile à régler.

Quant au traitement des affections cardiaques chez les diabétiques, il ne présente rien de spécial.

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