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Dans quelques cas, au lieu d'un purgatif drastique, on a employé le lavage de l'estomac, et, paraît-il, avec succès. 11 est possible que l'indication de ce lavage se présente de temps en temps. Mais c’est surtout à la médication alcaline qu’il faut recourir avec persévérance, et sans redouter l’emploi de doses énormes (3<l à 40 grammes par jour). On est môme autorisé* à injecter dans une veine une solution de bicarbonate de soude.
On sait que cette médication a été proposée par Sladelmann dans le cas de coma confirmé. Je l'ai conseillée, et plusieurs fois employée à la période prémonitoire, alors même qu’il n’y a pas d’autres signes positifs de menace de coma que l’amplitude des mouvements respiratoires. Dans ces conditions, évidemment favorables, je n’ai eu que des succès. Ainsi je crois devoir conseiller cette pratique qui a l’avantage d’écarter sûrement le danger, au moins pour quelques semaines. On ne saurait croire, quand on ne l'a pas vu de ses yeux, avec quelle facilité les malades, dans les conditions que j’ai précisées, supportent l’injection intra-veineuse de deux litres d'une solution isotouique tiède de bicarbonate de soude. I nc solution isotonique renfermant. environ 17 grammes de bicarbonate de soude par litre, le malade en reçoit donc 34 grammes. J’ai l’habitude de faire pénétrer les deux litres en une demi-heure ou trois quarts d’heure environ. Deux fois seulement j’ai dû ralentir un peu l’entrée du dernier demi-litre, ayant perçu l’apparition d’un bruit de galop, symptôme de surcharge cardiaque. A oilà le seul épiphénomène que j'aie pu remarquer.
Les suites ont toujours été, chez mes malades (en imminence de coma), des plus heureuses : les symptômes menaçants se sont dissipés et. pendant des semaines et des mois, ils sont restes exempts d’accidents acétoniques.
Dans plusieurs c^s, j’ai fait doser la soude éliminée pari urine et les fèces. J’ai remarqué une rétention de celte substance, au moins pendant le premier jour. Cela tend à prouver qu elle était en déficit dans l'économie.
COMA
Schwartz avait cru remarquer clans un cas de bons effets de l'administration d'un dérivé du glycose, l’acide glyconique. Mais de plus récentes tentatives ont montré que les résultats annoncés par Schwartz avaient été exceptionnels \
Traitement du coma confirmé. — Quand le malade est dans le coma, même depuis un temps très court (une demi-heure), les conditions sont tout autres, cl les chances que l'on a d’arracher le malade à la mort deviennent minimes. C’est dans peu de cas seulement que l'injection bicarbonatée a procuré un succès qui, malheureusement, a été rarement définitif.
Le nombre des sujets jusqu'ici soumis à celte médication est assez considérable. 11 n'y a nul intérêt à relater les insuccès, mais il n’est pas sans utilité d’indiquer quelques-uns au moins des cas où une amélioration, soit passagère, soit durable, a été obtenue.
Dans le cas de Hesse ’, il s'agissait d'un diabétique tombé depuis une heure dans le coma. On lui injecta 2o0 grammes d’une solution de bicarbonate de soude à 1 p. 100. Pas d’amélioration immédiate; mais une heure plus tard, le coma se transforma en un sommeil calme, suivi de réveil et de retour à la connaissance. La dose de bicarbonate injectée ayant été de H) grammes seulement, on peut se demander si elle a été réellement l’agent efficace de l’amélioration. Mais on est porté à l'admettre, attendu que, quelques heures plus tard, la somnolence a reparu cl a été de nouveau combattue avec succès par la même médication.
Le professeur Itosenslein a rapporté l’observation d’un comateux à (pii l’on lit l’injection intra-veineuse de 500 grammes d'une solution bicarbonatée à 4 p. 100. L’effet immédiat fut
I Plus récemment. Baer et Hum {Hofmeister's Beitràge.mi. \\ p. 90 ont appelé I attention sur I acide glutanque. Mais l’expérience clinique fait défaut.
■1 Hesse, (lierliner kl Woche itsch . , 1898. p. 379, .