‹ Le diabète sucréChapitre 98 sur 654 · PRODUCTION DE ZOAMYLINE HÉPATIQUE AUX DÉPENS I)E CERTAINS SUCRES · texte numérisé non relu

PRODUCTION DE ZOAMYLINE HÉPATIQUE AUX DÉPENS I)E CERTAINS SUCRES

C’est surtout dans le foie que la zoamyline a été étudiée :

Foerstcr ', après avoir injecté du sucre dans les veines de gros chiens à l’inanition, n’a trouvé dans leur foie qu’une très faible proportion de zoamyline. Mais, si la quantité du sucre injectée n’est pas très forte, on comprend qu’il soit aussitôt utilisé chez un animal à l’inanition, sans qu’une réserve puisse se produire. D’autres expérimentateurs ont d’ailleurs obtenu un résultat opposé à celui de Fœrster. Ainsi, Maziarski ', quelques

1. Voir Sake. Zeitschrift fiir Biologie , 1893, t. XXIX. — .Malittano (C. II. île l'Acad. des sciences, 37b , 1906) admet (pic la zoamyline hépatique est unie à des électrolytes, des phosphates alcalins et alcalinoterreux.

2. Hirscheeld. Die Oxydationswege des Zuckers. ( Bcrliner filin. Wochens., 1907, n° 32, 30 décemb.).

3. Forster. [Silzungsberichle der miinchener Akad.y mai 187G).

4; Maziarski. ( Mal g' s Jahresbcricht pro 1899, p. 403). De petits fragments de foie étaient prélevés avant l'injection de sucre, et à différents moments après cette injection. Le résultat positif obtenu par cette méthode, s'il est réel, est d’autant plus remarquable que les traumatismes hépatiques, même légers, tendent à diminuer la proportion du glycogène.

ZOAMYLOGÉNIG

heures après l’injection deglycose dans une branche de la veine porte, dit avoir constaté à l’aide du microscope l'augmentation du ylvcogène dans les cellules. Cl. Bernard 1 2 3 4 5 inclinait à croire que le glycose ingéré agissait « comme un excitant nutritif plutôt que comme principe directement transformable en glycogène ». Mais, contrairement à cette opinion, on admet aujourd hui que non seulement le glycose, mais d’autres sucres sont directement zoamylogènes.

On doit à C. N’oit* et à ses élèves d intéressantes recherches à cet égard ; les expériences ont été laites sur des lapins et sur des poulets; et, bien que ces animaux diffèrent beaucoup de l’homme, je ne crois pas qu’elles soient dénuées de valeur. Le glycose, le saccharose, le lévulose elle maltose ont augmenté le glycogène hépatique*. Avec le lactose et le galactose, il n’en a pas été de même. Grenier k a obtenu identiquement les mêmes résultats, les animaux ont été sacrifiés au bout de quinze heures.

Kausch et Soeur ont expérimenté sur des lapins à jeun depuis

cinq jours et qu’ils ont sacrifiés douze heures après leur avoir

ingéré 30 grammes de lactose en solution concentrée. Us n'ont obtenu que des quantités très faibles de glycose, peut-être parce que le lactose a fermenté dans l'intestin. Ils en ont obtenu davantage chez des chiens à jeun depuis plusieurs jours, après ingestion de sucre de lait ou de galactose.

1. Cl. Bernard. ( Leçons sur le Diabète, Paris,. 1877, p. 323).

2. C. Voit. ( Zeitschrift fur Biologie , 1894, XXV1I1, p. 245 .

3. Le résultat obtenu avec le lévulose est à remarquer, parce que ce sucre dévie à gauche. (Voir Haycraft. Zeitschrift fiir physiol. Chcmic, 190», XIX). — Pflükübr. Archiv fiir die gesammte Physiologie , 1908. CXXI, 559). — L'inuline (l’anhydride du lévulose) qui a été préconisée dans 1 alimentation des diabétiques, n'a pas traîné de glycogène a certains expérimentateurs; mais Micitv ( Zeitschrift fiir Biologie. 1895, \\\1I). Desurkz. C. IL de la Société de Biologie , 1900,5 mai), el Kichaud (id., p. 417) me paraissent avoir obtenu des résultats positifs.

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