‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 103 sur 143 · DES OUVRIERS DE L'ESPRIT · texte numérisé non relu

DES OUVRIERS DE L'ESPRIT

DE CEUX QUI m BINIHT PAS.

Un JuMume d'esprit travestit ainsi, un jour de jeàoe Coroé, œs irers d9 Racine:

Aui pellto des ointai^ H donne k pèture, Bl9aihotâéê*arréiêâUUiUratur€.

Le chiffre des individus qui s^ lèvent, le matin, sans savoir a*&s dtneniBt le soir, est fort élevé à Paris, mais plus considérable encore est le noaibra de ceux qui ne dînent pas du tout.

Cette détresse, dont les gens repus soupçonnent à peine rexistenoe* ne frappe pas seulement ceux que le vice et Poisiveté ont rédhiit8 à cette extrémité: ceux-là trouvent toujours leur pâture; ik Tobtiennent de la pitié qu'ils ne rougissent pas d'invoquer, ou bien Ib savent la conquérir par la force, par l'adresse et par la fraude; s'il le faut, ils la demanderont aux immondices de la rue, et la disputeront aux chiens perdus. Ces souffrances ne sont point celles de l'escroc et du fHpon, qui demandent à leur impudence et à leur habit le pain quotidien, et qui emporteraient plutôt le couvert du restaurateur que de se passer de dtner. II existe aussi des affamés de bonne foi, et qui sont ingénieux et féconds en expédients. Addison parle d'un homme qui avait le talent de se procurer trois dtners par semaine, en laissant entrevoir à ses hôtes l'espérance d*un héritage, et trois autres, en invitant lui-même ceux qu'il savait occupés d'un dtner offert à quelques amis. Le vaudeville, né malin, mais devenu cruel, s'est moqué sans pitié de ces pauvres hères qui cherchent leur bienêtre sans nuire à celui des autres.

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