‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 107 sur 143 · VIEILLE CHANSON · texte numérisé non relu

VIEILLE CHANSON

Gravé par Rouget.

AD^Iais t\n Fans ïm\ depuis la prise k Fans par les Aajlais.

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Grivè p»r I^'iaud

KRAtiMENTS DU JOURNAL D UN INCONNU.

il juin 484f .

. . . Cette enfant a encore passé tantôt devant la clôture de mon petit jardin, pendant que j'émondais les gourmands (pousses parasites) de mes rosiers.

Quoique misérablement vêtue, cette toute jeune fille était charmante* Quel Age peut-elle avoir? quatorze ans à peine; de ma vie, je crois, je n*ai vu un profil plus pur, des joues plus roses, des cheveux d'un blond plus doux; son mauvais petit bonnet de crêpe noir contenait à peine la natte épaisse que formait sa chevelure derrière sa tête; sa robe de deuil, tout usée, dessinait une taille élégante mais un peu grêle, car cette jeune fille touche encore à Fenfance.

Elle est en deuil...

De qui est-elle en deuil? Déjà orpheline, sans doute... orpheline! et pauvre... et si belle... et si jeune... cela est triste...

Elle marchait lentement d'un air pensif, s'arrêtant de temps à autre pour regarder, tantôt du côté du grand terrain désert qui longe mon jardin, tantôt vers la rue du Faubourg-du-Temple. Ses traits paraissaient impatients et inquiets, comme si elle eût en vain attendu quelqu'un. J^étais abrité derrière la charmille, cette enfant ne pouvait m'apercevoir, il m*a semblé qu'une larme coulait sur sa joue... mais quatre heures ayant sonné au loin, la jeune fille a précipitamment disparu.

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