‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 116 sur 143 · DU DIABLE · texte numérisé non relu

DU DIABLE

blMINUTIONS

EN

ou

D'aprc-s ces tableaux, la moyenne de raugmentation, de 1831 à 1836, a été de 9-24 p.' 100, et de 4-20 seulement de 1836 i 1841. C^\le différence de plus de moitié peut être expliquée, dans une certaine limite, par les deux circonstances suivantes, 1** l'opération du recensement i une époque où un grand nombre de familles françaises et étrangères qu> avaient quitté Pari«, en 1840, i la suite des conséquences produites par le traité du 15 juillet, n'étaient point encore de retour; 2** la simultanéité de cette opération et de celle du recensement des propriétés bities et des portes et fenêtres, mesure accueillie d'une injuste mais extrême défavenr, et dont l'impopularité, en rejaillissant sur celle du recensemeot.de la population, a pu en compromettre l'exactitude numérique. Ce ra'enlissemcnt dans le mouvement d'accroissement de la popu— lation parisienne peut encore être attribué, en partie, i l'augmentation rapide de celle de la banlieue, augmentation à laquelle Paris fournit le plus fort contingent. Quant aux diminutions constatées dans les 4% 7* el 9* arrondissements, en 1841, elles s'expliquent par des démolitioas couiilérablea et l'ouverture de voies publiques.

Beaucoup de personnes s' étant vivement préociM|»ées du déplacement de la population de Paris, une commissÎMi fut nommée en 18S9 par le ministre de l'intérieur, aur la de^ mande du conseil général, pour en rechercher les cavses. (^tte commi «sion a suspendu ses travaux dès sa première re u« nion, quand il lui a été démontré, par les documents olficielsy que le déplacement en question n'était qu'une chimère; et en effet, on peut voir par les tableaux ci-dessus, que tous les arrundissemenls. trois exceptés, sont constamment en voie de progrès, et que les trois exceptions se justifient par la dispersion obligée de plusieurs milliers d'individus, tons artisans peu fortunés ou ouvriers pour la plupart, que les démolitioM ont fait émigrer dans les quartiers les plus pauvres.

La population de Paris, considérée sons le rapport de la nationalité des individus qui la composent, peut s« subdiviser

50 Parisiens.

2 Français nés dans le département de la Seine. 41 Français nés dans d'autres départements.

4 étrangers.

3 |icr.«onnes sur lesquelles les renseignements ont

manqué.

La supcrlicie de Pari» est de 34,379,016 mètres carrés. Coltc capitule a dune, en moyenne, 1 habitant sur 37 mélrej carres. Le^ 12 arrondi»somcnlA ko. repartissent ainsi qu'il suit, relativement au chiffre dos habitant» par mètre carré :

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1 sur 83 moires.

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1 sur 31 mètres

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Il nous re^le à rechercher quelle e.«l la compo>ition par âge de lii population parisienne. D'après un document oniciel.

(Ij V compila |.ipMrnisoii 'J fi, 576,, la po|iul<ilion mobile i25,6j4i et la pnpulalion recensée en bloc dan» quelque» établissements publiCK (4,923 .

{>) Même observation : — K'arni»un, 17,051 : — population mobile, 35,902; — population en bloc, 33,203.

(S) Même observation : — garnison, 23,228; — population en bloc, 56,538.

(^) Cette subdivision par étal civil ne s'applique ni k la parnison, ni K U population mobile cl on bloc.

{^) La garninon seule n'psl pas comprise dans celle «subdivision p.ir étal civil.

(^1 Toule» le« caleiîorie* de population iiLMircnt dan» celle siibdlviiion par éfat civil.

STATISTIQUE DE PARIS

éix améet (d« 18tO, à I8t9) on cunple sur

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