SUICIDES CONSTATES
Femme» .
Hommes.
Total
STATISTIQUK DE PARIS.
Le rapport 4«s femmes »nx homme», dan* les suirides, a ^lè de 97 A 100, en 1837; de 86, en 1840, et de 57, en 1843. L« décroissance est ré;;alière et considérable. Quant à raopmentatîon dn chiffre des suicides, elle appelle également rattention : ainsi, il a été de 25 p. 100 de 1837 i 1840, et de 23, de 1840 i 1843. En 1837, on comptait 3-27 suicides sur 10,000 habitants : en 1840, 3-70, et en 1813, 4-50.
Dans le reste du royaume, on compte, en moyenne, 2,484 snicides par an; c'est 0,73 suicide pour 10,000 habitants. Les femmes sont , par rapport aux hommes, dans la propor^ tion de 33 p. cent. De 1835 à 1839 le chiffre des suicides s'est aecru de 15 p. cent.
A Paris, 30 suicides sont commis, en moyenne, par an, avec des armes à feu; 15 avec des instruments tranchants, 17 par roptore, 80 par asphyxie avec du charbon, 30 par immersion, 40 par strangulation, 7 par empni«onneroent à l'aide de sobstances minérales, 7 à l'aide de substances végétales.
Dans le reste du royaume, sur 2,481 snicides annnels, 882 sont commis par submersion, 7i2 par strangnlation, 414 avec des armes i feu, 176 par l'asphyxie avec dn charbon, 99 avec des instruments tranchants et aigus, 64 avec du poison, i08 par rupture ou chute volontaire d'un lieu élevé.
Enfin, à Paris, le chiffre des décès annuels, dans les hApitau, se répartit ainsi, par rapport anx malades admis :
Hommes.
Femmes .
(iarf ons . .
Filles . . .
Mortalité çénéraU
AOCLTU.
■TTrAHTS. . .
MARIAORi<.
Kntre garçons et filles . . 6,195
Entre farçons et veuves. 353
Entre veofs et filles.. . 727
Entre veufs et veaves . . 1 99
18iO
ToUl 7,474 6,654 8,3(
Voiei le rapport des mariages k la population rondissemenb, en 1836 :
474 6,654 8,308 8,825 des 12 ar-^
arr.
1 mariage
sur
abitani»
lo-
ir
Remarquée. 1** Le nombre des mariages a snccessivemen t augmenté. En 1837, on comptait 1 mariage sur 101 habitants; ce chiffre, qui s'était réduit tout i coup, en 1831, à 1 sur 118, s'est relevé, et a été «n 1836 de 1 sur 108, et, en 1840, de 1 sur 106. (!e fait, rapproché de la diminution progressive des naissances, tendrait à faire croire que les soucis de l'avenir commencent à préoccuper les classes ouvrières, et que cette réduction dans le chiffre de la fécondité des mariages n'est pas une circonstance fortuite, mais le résultat d'on esprit d'ordre, de prévision, et, disons aussi, d'humanité. Ainsi, en 1827, le nombre des naissances, par mariage, était de 4; après s'être élevé accidentellement à 4-44 en 183t, il est descendu à 3-50 en 1836, et à 3-42 en 1840. Il est de 3-23 pour le royaume.
2** On peut regarder comme certain que c'est dans les arrondinsements riches qu'a lieu le plus grand nombre de mariages. La confirmition de ce fait est dans le document suivant, qui établit que le chiffre le plus élevé des nais«ances naturelles se trouve dans les arrondissements les plus pauvres.
On compte :
1^ arr. 1 naissance naturelle sur 5.58 habitants.
fi' — - — 4.18 —
lO' — — — 5 —
ir — — — 3.20 —
Sur 121,525 femmes mariées il a été constaté, d'après un dépouillement des registres de l'état civil de Paris, que :
814 av.-iient de 12 k 15 ans en' se mariant.
1,920 — ift —
H.fil6 — 18 —
R.OOO — de 22 à 23 —