III. - Mont-dc-Piété
BHGAOKaanTt. «__„„__
Nombre des engasements 853,624 l,l37,35à 1.152,858 1,331.542 1.358,519
Valeur toUlo....' 16.386.254 f. 20,551,070 f. . > »
Valeur moyenne 19 f. 20 r. 18 f. 07 c. 17 f. 94 c. 16 f. 06 c. 15 f. » c.
Sommes prêtées - • 20,688,016 f. 23,24-1.562 f. 22,575,179 f.
DBGAOlHBirrS.
/ Articles 647,596 870,815 876,795 980.016 1,083.684
Par retrait du I Somme» 11,073,284 f. 14.«58,493 f. 14,350,246 f. 15.740.788 f. 16,758,986 f.
pa^îo. i Valeur morenne de»
\ articles dôWô» 17 f. 10 c. 16 f. 68 c. 16 f. 37 c. 16 f. 06 p. 15 f. > c.
fi) Chaque annoe de noiivcanv don« o.l de noineaut legA \i<>nncnl ajouter au patrimoine des pauvres. C'est ain«i que l'administration a recueilli :
Capitaux. Rtntei. Objpli diver$.
En 1843... 158,010 5,231 20.000
STATISTIQUE DE PAKIS.
Pur r«*nou%el- Itfuient.
Par vente.
DÉtiAGIMKNTS.
Arliclc»
Sommei
Valeur moyenne. .
Arlicle*
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Complétons ce* chiffres par d'autres docaroents peu ciinnus : le Hont-de- Piété de Paris, comme dans le re»te de la France, est régi par le décret du 8 thermidor an XIII, qui supprim.! les maisons particulières de pr^l. Celui de Paris eslré(!;i p:tr une administration supérieure gratuite. Les services payés suntceui de la direction, de l'appréciation, du magasin et de la caisse. Le capital circulant du Mont-d<vPiété de Paris est de 15,215,000 francs, »e composant : 1** de 1,660,000 Tr. en caulionnemenls *4 p. 100; 2" de 11,480,000 billeU au porteur k 2 1/2 p. 100; 3*^ de 73,000 placements temporaires i 2 1/2 p. 100. Ainsi, la totalité du capital est empruntée et paie un intérêt que les empnintenrs doivent supporter. — A Paris, les frais de régie sont environ de 5 p. 100 du capital circulant, eu pour être pis» eiacl, le chiffre des frais est de 50 cent, par article. (Uiaque article exigeant des frais i peu près égaux, les petits prêts coûtent plus à l'administration qa'ils ne lui rapportent, et eMe les couvre par les béné&ces faits sur lea prêts élevés.— Le Uont-de-Piété prête depuis 3 fr. jusqu'aux sommes les plus élevées. — Il a été calculé que la durée moyenne des prêta est de 8 mois. — > Suivant un rapport du préfet de la Seine en 1836 , les commissionnaires font les 4 cinquièmes des engagement- et les 4 dixièmes des dégagements, ce qui, d'après leur tarif, leur procure un bénéfice de 400,000 fr., suit 17,000 francs environ par bureau. — A Paris, nur une moyenne annuelle de 1,200,000 gage», plus de moitié des prêts est de 6 fr. et an-dessous ; 879,000 prêts sont de 12 fr. et au-dessous. — Le» lundis, jours d'intempérance et d'oisiveté pour la classe ouvrière, les dépôts, qui sont en movenne de 4,000 par jour, augmentent de 1 seitième. — Ou a remarqué toutefois qu'aux époques dcf grandes fêtes religieuses.
profanes ou politiques, les dépôts diminuent de 200 par jour, ce qui semblerait indiquer que l'ouvrier est alors plus occupé et gagne davantage; mais en revanche, aux mêmes époques, on cunstile moins de versements et plus de retraits k la Caisse d'épar^^ne. — Les chiffres du tableau ci-dessus établissent :
1"* Que la moyenne de la valeur des objets engagés va chaque année diminuant, ce qui indiquerait que le Mont-de- Piéte remplit chaque jour mieux sa destination, qui est de prêter aux classes pauvres; il est flcheux seulement qu'il le fasse à des conditions si onéreuses;
2° Que la proportion des retraits aux engagements a été de 1 sur 1-31 en I83t, et de 1 sur 1-25 en 1841. — Augmentation ou profit des retraits, 0-06 ;
3* Que les dégagements par retrait du gag0 , de 1815 à 1837, ont porté en plus grand nombre sur les objets de faible valeur, comme le prouve U valeur comparée des objets engagés et retirés, qui est de 18 fr. 45 ceut. pour les premiers et de 16 fr. 72 cent, pour les seconds;
4** Que les dégagements par renouvellement portent de préférence sur les objets d'une valeur relativement élevée, ce qui prouverait qu'ils sont opérés par des individus aisés , mais momentanément gênés ; on remarque cependant que la moyenne, qui est de 25-63, commence à fléchir;
5" Qje les dégagements par vente portent sur les objets de L plus petite valeur, au grand préjudice des classes ouvrières ;
6" Que le nombre des objet» vendus, qui était de 1 sur 26 en 1834, s'est successivement élevé et a atteint, en 18il, le chiflre d(> 1 sur 14. C'est le renseignement le plus afUigeant qui résulte du document que noui analysons.