II. — Rudget de la Ville de Parif
RBCaTTBf.
DKPEPrSBg.
■XCEDANT
des recettes.
BSCBDANT
des dépenses.
An VI.
De 1806 k 1815
De 1816 i 1825
De 1826 Al «30
De 1H31 ilMlO
De 1840 à 1844
L'octroi est la principale source des recettes municipales. Le tableau suivant indique la marche progressive de ses produiLi.
Moyenne des sept premières années. 12,500,000 f.
— de 1806 à 1815 19,717.598
— de 1816 à 1820 22,027.180
Moyenne de 1821 à 1830 27.657,458 f.
— de 1831 à 1840 27.684.043
— en 1841 51.248,003
— en 1842 50,915.786
— en 1843 32.431.703
— en 1844 51,738,707
(1) Le revenu net imposable, en 1840. éUitde 63.644.205 fr. D'après un document publié par la Compagnie d'assurances mutuelles contre l'incendie, le nombre des maisons assurées par elle ,les 4/5" au moins de la totalité des maisons de Parisy s'était suceessiverocnl élevi dans les proportions suivantes :
Année*. Ifaisons. Vahur drê conafnieltona.
1850 2«,5SI 1,505,688,500 f.
Ainsi, la valeur moyenne des constructions de chaque maison, qui était en 1830 de 78,018 fr., s'est élevée, en 1843, \ 90,042 fr. — F.n 1836, le nombre des propriétés bllies à Paris éUit de 28,280. dont on évaluait la valeur loeative à 1 10,552.350 fr., soit environ 4,000 fr. par aaitoa; il a. mIuh toute probabilité. dépMaé 50,000 eu ce Moment.
STATISTIQl E DK PARIS.
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Remarqurg. (re^t avec raison qnc non» avon< plaré l«* deut l4bl«jnt qui pn^rèdi'nt «oUf la rubrique ;ri'n4*rat«! de pfitip«>>t'«m'' o/)lci>f, rar ie« chiRres qu'ili ronli«nnent sont loin île donner la mefiirc exacte non-!««*ulcmoiil du paupcrii^roe rocl, mais encore du mouvement en plus on en moins de re paupérisme, auquel subvient, dau^ une Ttible proportion, il c«l «rai, larliarite indi«iduclle; il faut reounnaitrc ensuite que rc n'e^t pa«t toujours l'indi^ccnre réelle et o«»n*lal.'C qui ohtionl ««m iniori|>tion aut bureaux de rhirilé; de* iiillu.>nce> etierieures font souvent admettre aux sccour» publir.*, au préjudice de véritables pauvres non protèges, des individu^ auxquels leur travail fournit des moyens d'existenre sudivinl'*. On doit admettre ensuite, comme tres-fondee, la distinction entre le* pauvre* honteux, c'e<it-i-<)ire qui gardent pour eux le secret de leurs misères, que personne ne visite, que nul ne connaît, avec les pauvres solliciteur* qui a4»ii'gi!nt les porte* de« bureaux de charité.
(re»t sous la réserve de ces observations que nous reconnais- «uns que le paupérisme a suivi, de 1791 à t>(13, une diminution régulière cl considérable. Nous sommes é;;alemcnt lii'ureux de constater que le chiiïre des recettes des bureaux de charité s'e.»l notablement élevé; mais il e^t aftbge.int de remarquer que les frais d'admini'^tralion ont plus que triple de I80Ï k 181?, quand le nombre des pauvres à necuurir a presque diminue de moitié.
En ce qui concerne la répartition dus indigents par arrondissements, on remarque qu'elle ne s>st que très-faiblement modiiiée de 1832.\ 1811, ce qui serait une nouvelle preuve contre l'opinion dn déplacement de la population. On constate encore >e oiéme résoitat en comparant les arrondissements entre eux, |»ar rapport i la répartition des électeurs politiques inscrits.
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La somme moyenne annuelle des dépense» pour secours k domicile ett de 1,700,000 fr. Il faut en disitraire au moins 30U,000 fr. pour frais d'administration et d'entretien des maisous de secours, ce qui laisse disponible nue somme de 1,4'*0,000 fr , soit !)0 fr. par an et par ménage; somme bien inférieure aux besoins réels de re ménage, qui, d'après un excellent travail de l'un de* maires de Paris, M. Véc, s'élèvent à 200 fr.
L'n mot sur l'origine des secours public» i Paris. .\Tant la révolution, d'immenses aumônes étaient distribuées par les cungi égal ions et les bureaux de charité des paroisses. Cesl en 17*.M qu'eut lieu le premier esnai de charité administrative, sous la forme d'une commission de bienf-tisance chargée •l'inscrire et de recourir les indigents; en l'^in V cette commission fut remplacée pir 18 bureaux de bieiifai.«ance. Un arrêté du conseil, en l'an i\, soumit les bureaux de bienfai— since de Pari<.\ la direction du conseil des h<fpi.-es. En 1816, radmiui>tr.ttion ilei secours à domicile re^ut l'organination qu'elle a k peu prr« conservée jusqu'à ce jour, l'ne orduniiance royale du 16 juillet remplaça les (S bureaux de bienfaisance par 12 bureaux de charité, qui furent places «nus la direction «iipérienre du préfet de la Seine et du conseil des hospices, l'ne ortlonnance royale du 29 avril t>'3l rendit aux bureaux de charité leur ancienne dénomination de bureaux de bienfai— >ance, et substitua i l'autorité et i la surveillance du préfet et du con.^eil de* hospices la rfir<'e(ion du préfet el la simple surveill.ince du conseil. 1^ personnel de chaque bureau de bien— rii<(aiice se compose du maire et de ses adjoints, de 12 administrateurs gratuits, de 16 à 21 luedecin.*, et d'un nombre indéterminé de commissaires visiteurs et de dames de charité. A ce per.*onnel est joint un secrétaire-trésorier avec des emplovés r<tiibué<. Des sœurs de charité, également rétribuées et logées dans des maisons de secours entretenues par les bureaux, sonf chargées de la distribution des médicaments, du bouillon, du linge, elc. ; elles visitent en outre et pan?eat les malades à leur domicile.
Sur les {,4f)0,000 fr. dépen«és annuellement en secours, 300, (KIO fr. sont employés en secours mensuels de 3, 5 et S fr. A des paralytiques, des aveugles et de» vieillards octogénaires; 25,000 fr. en secours aux malades traites à domicile, 95,000 fr. eu distributions de médifamenls. IKins quelques arrondisse— m<Mit«, on a organisé les secours en lover, ou chambres données gratuitement aux vieillards indigents. I.c reste u»t consacré 4 des ^ecours en argent aux 30,000 ménages inscrits.
A ces secours, il faut joindre ceux que distribuent les sociétés charitables. Deux de ces société^ ont une iniluence particulièrement bienfaisante sur les indigents de Paris : c'est la Société philanthrope luf^ qui traite les malades à domicile, et opère snr une très-large échelle ; et la Société dt chanté muternelle, qui secourt les femmes en couches et nourrices. On Compte en outre 27 associations charitables laïques, et en movcunc deux associations sous la direction des curés par I chaque paroisse.
H. — HtJpitaux et Hospices.
Les hôpilanx de Paris, an nombre de 14, se distinguent en hospices généraux où se traitent les maladies aiguës et se font les opérations chirur^ficalcs, et eu hôpitaux spéciaux, où sont
traitées les maladies spéciales. I^ population de ces deux catégories d'hôpitaux était, au 31 décembre 1843, comme il suit :
UÔriTAIX r.K?IKRAI-X.
Hôtel-Diea . . .
Annexe
Pitié
Chanté
Saint-Autuiue.
Necker
(an.hin
Deaujon
POPLI.ATIOT.
HÔPITAUX SPÊCIArX.
Saint-Louis
Du Midi
De l'Oursinc
Des Enfants malades.
Accouchements
(Mimiques
rUPCLATIO?!.
Total général .
|1) Vt>ici quel a été l'accroissement des électeurs politiques i Pans de 1834 à I
Iii«crits
Avant voté aux élections .
L'accroissement en 9 ans a été de 40 p. cent. — La proportion des vi lants aux inscrits, qui était aux élections do 1834 de 79 p. cent, n'a plus été, en 1840, que de 7i. On constate un résultat à peu prés semblable pour le reste du rovaume.
SM
la IS49, b atyMM àa iqwu- « été Je iS joart #1 «en- . pietf pear IMS, la daré« ■■yiaai 4m BMidU; aa 184t, aHe a«ail 4U 4a M joan M | jaan. Viiprto la rafipart da rMlaiaittnUiaa 4ai ha«- 1 L« détaili raivaaU Mraal !■• a«ae iaféfM
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àêê lit» aeeapé* AWiiMioiia.
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1,288.581 1 lurS.OS
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mfcrBRMa
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4*9 koipicrf.
onliiuires at aitiaard.
dasliu.
balada Ub.
I* la dâfta dai adaitiiaai iPatt 40 aM : il Mal da 1 nr 18 habitoatt ta 1803; il l'etl élevé à 1 nv 12 aa 1848, rétallat qai ■'fipliqaanit, m par aa McraiMaaMat da popéitMia , oa, ea qui mI plat vrai- MiMaMa, par plat da bdlilé daai Itt adaitûtat; 2* la ■ayteaa dts jaaraétt d'Mfital, par iadîvida, ^i était dt S7 ta 180S^ atl dttetadat à 28 jotrt ta 1843; S» la «artdllé, dt 1 nr 545 ta 1803, a'élait plat qaa da 1 tar l<M2aal843.
U att rafratlable qet, les raMttreta annoellct dtt hoipieei tt hépiUin ayaat prtHOt doablé dt 1810 i 1842, It noabra dtt ItU «ail i pta prêt ratlé slalionaaira ; da ra$l«, cttlt inaaflitaet dtt lits, oa ti l'oa Ttal, da nooikra dtt bépitaiix, ttt généraltatnt rtconaat, tt il t«t difficilt qu'il ta toil aalrtaitiil, ta préttaet dt et fait dtnltaraax, qat Ita rtfiu d'adattcioB fkutt dt tilê dépaiMot tnaatlIeaMat 3,500.
Noos avons va qae la BMrtalilé noyennt a été dt I tnr 10-52 ta 1843; ellt dilRre dans de fortes proportions, selon la natara dts hospiet» :
HAIeUDieu
i sur 7.64
Charité
PiUé
Oarrint
Du Uidi
EnfanU malades
Accouchements
Oa etapla ta taira, à Firit, 2 htapitii, 5 Irailt tt 3 baspitet badés par dtt partiMlItn, popalatiaB letala da 10,148. daat 4,107 da tau i 8,041 da It
Yiailletst.
( HaauMt i ( FmHatt&
laearabltt.
Hom Ftaia
Maiêonê dt rrtraiU, „. ( Dorlairs. ...,
•*•"*«•••• l Préan
La Rochefoucauld
Sainta-Pérint
Hoêptetê rond40. Boulard (Saint-Viehel) . . .
Brerin (la Reconnaissance) .
DevillaK
rOMLATIM.
Enfin, an 31 décembre 1843, il se trouvait à l'hospice de» enfants-truuTfs et orphelins, 385 enfants.
On sait qu'en vertu de l'une des fondations bitafaisaatts de M. de Honlhyon, les convtlescenls sortant dei hépilaut reçoivent, s'ils n« sont pas inscrits ani bureaux de bienfaisance, 10 fr., et 25 fr. dans le cas contraire.