I. — Le Louvre
Nous avons vu dans V Histoire de Paris que, sur les fondations du vieux chiVteau féodal restauré par Philippe-Auguste, François h"" avait fait construire, sur les dessins de Pierre Lescot, un palais tout moderne. Ce palais consistait uniquement en deux pavillons unis par une galerie et qui sont aujourd'hui le pavillon de l'Horloge et le pavillon voisin de Tentrée du Musée; c'est là le vieux Louvre. Henri H fil ajouter au pavillon du midi une aile dirigée vers la Seine; Charles IX lit continuer cette aile et y ajouta l'aile en retour sur le bord de la rivière jusqu'au guichet du petit clocher : c'est le commencement de la galerie du Louvre, œuvre de Ducerceau. Henri IV eut le premier la pensée de réunir le Louvre aux Tuileries, qui
f^ntient i peitie d'être coiislniitcs cl qui n'étaient, lïant la pcBH^t des fondateur?, r|u*ani* ttmison de plaisance hars Ûe la rilte, saiw Imison aucune^ soit avec le nouveau ]m\ah êa Loutre^ soit avec h parlic de FatiPien château féodiil qui iHait encore drîwiul, w La paierie des Tuileries, dit Saiiial, est un ouvrage que Henri IV voulait pousser loul le loup de la rivière jusqu'au palnis des Tuileries qui Tnisail alor? partie du fnubourp Sniul-llonurê, nliJi |mr ce moyen d'être deliorj ci dedans la viite qtiaiiii il lui pluirail et de ne se |ms voir eurcrmé il Ans de!i niuraiHef uù Hionneur et la vie d^:? llenn III avaient presque «lépendu du caprice el de lu frénésie d'une populace irritée. i> Loui^ XIII termina le pavillon de rHorlope et h façade de ce côté; il entreprit au^sM W deux corps de bâtiment au nord et au levant de la cour du Louvre, et prolongea celui du midi; de sorte que le plan çtirré de la cour du Louvre e-sl rœuvre de «on rêpne* Sous Louis XIV les travau\ furent continués: on acheva la ijalerio dt; lit Seînc, on fil di^puniître h dernière partie du vieux château, çl run cnu^lruisit U magnifique colonnade de la face ei^terieurc du levant^ due^ comme chacun sait, A Claude Perrault,
Sont Louis W ei soui himh Wl, lc& architectes Gtihrlcl et SoufTIol tirent ou monumeiU dM imélioralions peu importantes. Napoléon résolut d'achever IVuvrc des sff^t rois iOMprééécêtMmirt : il ordonna de ronf^erTer la façade de ITlorloge comme modèle de rniurien Loutre, et d*achcTer, améliorer ft nn corder Ie5 trois autres façade? ; il fit commencer la pnli^rie du Nord par-illele k celle de la rivière, et qui devaîl comme ceiie^i rejoiiulre la f&<;ade de niorlope; enfin son projet ^'laii de rénnjr le^pnUis de» Tuileries cl du Louvre, et de corriger aui u*ui le défaut de paralliili^me de ce^iieuit édifices, au moyen d*uuc galerie transversale. Tout rela est restf iuftflievé; et In cour du Louvre, ses alentours, le grand intervalle qui sépare ce palais de relui des Tnilefies, sont encore un hideux rrrmfisïii5 de ruines, de construelions interrompue*^ de masures provisoires qui déshonorent la rapit»le.
Nous ne rappellerons pas les érénemeut^ qui se sont passés au Louvre : ce serait faire Thi!^ loire de la cour de France rlepuie François 1'^ jusqu'à Louis XIV; ce serait raconter la Saint-Barlhélemj, la fuite de Henri II L la mort de (]oncini, etc. dintentonç-nous de rappeler que le Louvre est devenu, depuis iKtXt, le palais des arh par la créntion du musée des antt«> quej; et que si les désastres de OiïU ont dépouillé ce musée de la Venus do Aledicis, de l'Apollon ï^ythien, du groupe de Loocoon, îl y repte asseï de chefs-d'œuvre pour faire du Louvre ta gloire de la France et la consolation des arts.
GËOGKÂPtIlC DE PÂKIS. lv