DANS LE JARDIN DU LUXEMBOURG
SECOND MONSIEUR. — Boïl !
PREMIER MONSIEUR. — II était parti pour Florence, et ne Kavait point laissée derrière lui : il n^avait garde, car, si vous avez connu le père Subran^ vous devez savoir que c'était un gaillard qui s'y connaissait.
SECOND MONSIEUR. — Ccrtcs, ct c'cst à quoi il s'est ruiné.
PREMIER MONSIEUR. — J'arrivc h Florence : le père Sabran élait mort.
SECOND MONSIEUR. — Mort ?
PREMIER MONSIEUR. — Âbsolumcnt : — c'était un homme fatigué.
SECOND MONSIEUR. — S'il était mort, vous en dûtes concevoir de l'espoir, — expectata dies...
PREMHSR MONSIEUR. — Comme vous dites, mais après avoir retourné Florence, comme je vous retourne ce gant, j'appris qu elle devait être à Rome.
SECOND MONSIEUR. — Vous y allâtcs?
PREMIER MONSIEUR. — J'y COU rus à bride abattue, quadrupedante putrem; mais comme j'arrivais par une porte, elle sortait par l'autre, en trousse d'un académicien, Suisse de nation.
sBCOxND MONSIEUR. — Spes delttsù! fâcheux contre-temps!
PREMIER MONSIEUR. — Cc n'cst pas tout. Voilà ma femme qui me tombe sur le dos.
SECOND MONSIEUR. — A RomC?
PREMIER MONSIEUR. — A RomC !
SECOND MONSIEUR. — Ah I ah I ah !
PREMIER MONSIEUR. — L'iuquiétudc, la jalousie peut-être, l'avaient lancée h
ma poursuite.
SECOND MONSIEUR. — Genus irritabile; — enfin? PREMIER MONSIEUR. — Enfin, je lui avouai tout : elle se fftcha modérément,
et bref, elle voulut m'accompagnerdans mes recherches. Je partis avec
elle pour la Suisse.
SECOND MONSIEUR. — Avcc votre femme? (// rit), PREMIER MONSIEUR. — Avcc ma femme, et c'est à Berne enfin, mon cher
monsieur, que je gagnai mon pari. Je l'y trouvai, — rtm acu tetigi. Je
la possède depuis ce temps-là, et je ne regrette ni l'argent ni Tennui IL 11