‹ Le diable à Paris (volume 2)Chapitre 77 sur 143 · LE CHANGEMENT DE THEATRE · texte numérisé non relu

LE CHANGEMENT DE THEATRE

Toui seul dans son étuve, un baigneur musulman Se mit à réciter des versets du Coran ; Sa voix tonne en roulant sous la voûte sonore : « Comme on a, se dit-il, des talents qu'on ignore !

Quelle puissance de {tournons !

Je veux m*en faire honneur : les biens qu*Allah nous «lonn

Ne sont utiles à personne

Quand au public nous les cachons. »

Dés le soir, à l'heure marquée Tar la loi sainte, à Theurc où les imans Pour la prière appellent les croyants, Noire homme, le premier, parait sur la mosquée, Et de sa voix bien loin croit lancer les éclats :

On Tentend à peine à vingt pas.

De ce bon musulman que Terreur est commune ! Tel, pour avoir, dans son salon.

Parlé très-haut, se croit un Cicéron, Et balbutie à la tribune.

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