‹ Le Diable a ParisChapitre 115 sur 123 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

DEUX BOURGEOIS, lisant le journal.

premier bourgeois, à pari. — « Le pape est mort. » Diable!

second mu m, rois, fi /x//7. — « Sa Sainteté est mieux. » J'en suis ravi.

premier roorgbois. — « L'auteur de l'assassinat qui a jeté la consternation

X dans Pézénas tout entier, vient de payer sa dette à la société »

Tiens! comment- cela? Tant mieux!

second bourgeois. — « chime commis a i'k/.kms. — L'assassin vient de

.1 mettre le comble à ses forfaits »

Une peut-il avoir fait de mieux, que de tuer un père de famille qui

faisait honnêtement le commerce des laines'? premier noiiKiEois. — « Traqué dans le marécage OÙ il avait cherché un

«refuge, il B été, après une courte lutte, percé de part en part

« par le brigadier de la gendarmerie »

Voilà un beau coup de sabre!

second noiRc.rois. — « Traqué dans les marécages qui avoisment Pézénas,

» le misérable, après une courte lutte, a percé d'outre en outre le l>ri-

DANS LE J AI1DIN [>l IWLAIS-KOYAL.

« gadier de la gendarmerie, Ce malheureux laisse une femme et cinq « enfants sans ressource »

Triste événement! — Monsieur, après vous votre journal, s'il vous plaît.

premier boirgeois. — Volontiers; le voici. Je vais lire le vôtre. (Ils échangent les journaux.

second boirgeois. — Il paraît que c'est le gendarme qui a tué l'assassin de Pézénas. Tant mieux !

premier bourgeois. — Grand Dieu ! c'est l'assassin qui a tué le gendarme de Pézénas ! Ah ! tant pis.

second bourgeois. — Baste! Sa Sainteté est morte.

premier bourgeois. — Allons! le pape va mieux. [Ils s'éloignent.)

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