I.'.s l.i; riKOlit !>l DIABLE
veuillez à l'avenir vous faire payer mon abonnement par le duc de Wellington, ci Je vous salue.
u I n cœur lotit français. »
Autre lettre.
ii Monsieur,
« Je rougis d'avoir lu votre article sur M. Wellington. Je ne \mis en dis pas davantage. Vous devinez qu'il ne m'est plus agréable de recevoir voire Feuille.
« Un ennemi île nos ennemis. ><
Autre lettre.
« Monsieur,
" Combien nous a-t-on acheté? (l'est une question qu'on me fait de toutes parts et à laquelle je vous prie de répondre en cessant de m'envoyer votre journal.
« I n franc Champenois.
.1 ulre lettre.
Mon i lier lord rédacteur,
Ne sachant pas l'anglais, je vous invite à ne plus me faire parvenir votre journal. Mes compliments, je vous prie, à lord Wellington, et mes respects a la reine Victoria.
« Je miii^ salue.
Votre désabonne. »
tulre lettre.
< Monsieur le rédacteur, Seriez vous assez bon pour m' adresser, au lieu de votre journal, le Times
I N MOT si 11 LES H>1 RNÀUX. 139
le lHorning-Chronicle ou le Sa»? Je compte sur votre complaisance pour ne
plus m'envoyer voire feuille.
» Mes salutations.
« In nalriole berrichou. »
Suivent trente-neuf' mille neuf cent quatre-vingt-quatorze autres lettres de relus de renouvellement dans l'abonnement du journal.
Tandis que ce malheureux journal d'opposition voit fuir par Ions les pores ses féroces abonnés, constatons l'état d'un journal carliste, décide
aussi à tenter une voie nouvelle qui lui semble raisonnable. Son premier Paris s'exprime ainsi :
« Sans toucher à l'institution d'une monarchie pure, sans prétendre la » remplacer par une autre forme gouvernementale, ne serait-il pas permis ■ d'élaguer avec prudence, avec respect, de l'échafaudage placé autour « d'elle certaines pièces dont il peut aujourd'hui se passer? Si cet entourage « effraie, pourquoi ne pas l'abattre doucement afin de mieux laisser voir n la grandeur et la puissance du monument, si fort par lui-même? A tort « ou à raison le peuple suppose toujours la noblesse prête à réclamer ses " anciens privilèges, et cetle crainte, il faut le dire, n'est pas la moindre « cause de son éloignemenf pour une restauration. Faudra-t-il résister toujours ii ses appréhensions et sacrifier la monarchie il un préjugé? Perce sonne ne l'entend ainsi. Qu'il se fasse donc un aveu sincère dans le parti « loyal que nous avons toujours défendu; (pie cet aveu soit que la no- (( blesse ne se considère plus en France que comme une fiction, un sou- <> venir, et que loin d'aspirer à des avantages exceptionnels, elle regarde
i les hommes comme parfaitement égaux entre eux et égaux à elle.
u Voulant donner une preuve frappante de la franchise de celle declara- (i lion, elle renonce pour toujours ;'i porter des titres, prendre des armoi-
•' lie-, cachets, devises, el a lolile espèce de Signe extérieur qui laisserait
» planer mi doutesur ses intentions. Dès qu'elle aura réalisé celte mesure, < dont quelques vanités exagérées seules amont a souffrir, la noblesse verra » le penple se rappnx her du soleil de la monan nie afin d'en contempler de i plus pic-, ci sans obstacle la douce el fécondante lumière. >>