IN MOT SUR LES JOURNAUX
« Non, ce ne fut pas un homme ordinaire celui qui, pendant cinquante « ans et plus, combattit sur tous les champs de bataille de l'Asie et del'Eu- « rope, tantôt contre les féroces bandes des Ameers, tantôt contre lesmeil- « leurs soldats de Napoléon. Noble de race, riche de sa maison, il eût pu se « retirer du service et jouir trente ans plus tôt d'un repos qu'il ne veut pas « prendre encore et qu'il dispute à la mort. Elevé à la rude école de Fré- « déric de Prusse, il n'admit jamais avec le soldat d'autre code que l'in- « flexible discipline. C'est avec la discipline qu'il vint à bout de tous ses « calculs, de tous ses projets, répudiant la familiarité, cette gale de tous les « usurpateurs, et l'enthousiasme, cette autre maladie française. 11 triompha « en Portugal avec la discipline, et il put, grâce à cette qualité poussée « chez lui jusqu'à la vertu et au génie, sortir vivant du terrible embrase- « ment de Waterloo. Non, ce n'est pas un homme ordinaire celui dont le « nom militaire se place après celui de Napoléon, ce grand nom qui jus- « qu'ici n'en a pas souffert d'autre à ses côtés. »
Cri de paon de l'abonné normand, en achevant la lecture de ce phénoménal premier Paris.
Cri d'oie sauvage de l'abonné bourguignon. Cri d'hyène de l'abonné marseillais.
Choix fait au hasard parmi quarante mille Litres adressées au rédacteur en chef au sujet de cet mrlic'c.
« Monsieur le rédacteur,
« Libre à vous de louer ce polisson de Wellington, mais libre à moi de cesser mon abonnement à votre journal.
« J'ai l'honneur de vous saluer.
<( Un ami de la France. »
Autre lettre adressée à M. le rédacteur en chef.
« Monsieur, a 11 priait que vous aussi vous êtes vendu à l'Angleterre. En ce cas,