‹ Le diable à Paris: Paris et les ParisiensChapitre 15 sur 44 · DEUX ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

DEUX ÉTRANGERS

PREMIER ÉTRANGER. — C'eSt luî. Le VOilà I

SECOND ÉTRANGER. — Poùrvu qu'il parte I

PREMIER ÉTRANGER. — Soycz tranquille. La journée est magnifique, If partira.

SECOND ÉTRANGER. — Il me Semble qu'il est en retard. Ma montre dit midi cinq.

PREMIER ÉTRANGER. — Comment voulez-vous qu'il soit en retard, puisque c'est le soleil qui le fait partir?

SECOND ÉTRANGER. — C*est justc; il faut donc que ce soit ma montre. C'est très-désagréable.

PREMIER ÉTRANGER. -~ Il mc scmblc qu'll fume.

SECOND ÉTRANGER. — Attention, — c'est qu'il va partir. (Moment de silence.)

PREMIER ÉTRANGER. — G'cst incompréhensible. Il ne part point.

SECOND ÉTRANSER, à uti gardien. — Pourquoi votre canon ne part-0 pas aujourd'hui , mon brave ? Il est plus de midi.

LE GARDIEN. — C'cst qu'il est parti, messieurs.

SECOND ÉTRANGER. — Voyez-vous? J'en étais sûr. Ma montre va bien.

PREMIER ÉTRANGER. — Allous I demain je serai plus rxact. [Ils s'éloignent.) -

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