SCÈNE IL DEUX BOURGEOIS^ lisanl le joorntl
PREMIER BOURGEOIS, à par t. •— « Le pape est mort.» Diable I
SECOND BOURGEOIS, à part. -— « Sa Sainteté est » mieux. » l'en suis ravi.
PREMIER BOURGEOIS. — -■ « L'autôuf ùt f âssassînat ») qui a jeté la consternation dans Pézénas tout entier
» vient de payer sa dette à la société » Tiens!
comment cela? Tanttnietixl
SECOND BOURGEOIS. -^« CHmi^ tommis à PézénaÈ. — j> L'assassin vient dte mettre le comble à ses fbrftiîts. . . » Que peut-il avoit MX de mieux que de tuer un père de famille qui faisait honnêtement le commerce des laines?
PREMIER BOURGEOIS. — « Traqué dans le marécage » où il avait cherché tin ftfuge, il à été , après une » courte lutte, percé de part en part par le brigadier
» de la getiààrmerîe » Voilà un beau coup de
sabre !
SECOND BOURGEOIS. «^ « Traqué dans les marécages » qui avoisinent Pézénas , le misérable , après une 9 courte lutte, a percé d'outre en outre le brigadier » de la gendarmerie» Gemalheureox laisse.une femme 9 et cinq enfants sans ressource..... » Triste événe^ ment! —Monsieur, après vous votre journal, s'il vous piaitk
PREMitti BOURGEOIS. -^ Voloutiers : le voici» Je vais lire le v6ire. (Ils échangent les journaux.)
SECOND BOURGEOIS» "^II paraît que c'est le gendarme qui a tué l'assassin de Pézénas. Tant mieux !
PREMIER BOURGfiOis. -«^ Grand Dieu I c'est l'assassin qui a tué le gendarme de Pézénas I Ah! tant pisl
SECOND BOURGEOIS, -^ Baste 1 Sa Sainteté est morte.
PREMIER BOURGEOIS. — AUonsI le pape va mieux. (Ils s'éloignent,)