‹ Le Diable à ParisChapitre 123 sur 188 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DEUX BOURGEOIS, lisant le journal.

premier bourgeois, à Pan. — « Le pape est mort. » Diable !

second bourgeois, à part — (! Sa Sainteté est mieux. » J'en suis ravi.

premier bourgeois. — « L'auteur de l'assassinat qui a jeté la conte sternation dans Pézénas tout entier vient de payer sa dette à la « société »

Tiens ! comment cela? Tant mieux !

second bourgeois. — « Crime commis à Pézénas. — L'assassin \ient de mettre le comble à ses forfaits »

Que peut-il avoir fait de mieux que de tuer un père de famille qui faisait honnêtement le commerce des laines?

premier bourgeois. — « Traqué dans le marécage où il avait cher- « ché un refuge, il a été, après une courte lutte, percé de part en part « par le brigadier de la gendarmerie... »

Voilà un beau coup de sabre !

second bourgeois. — « Traqué dans les marécages qui avoisinent lV/.énas, le misérable, après une courte lutte, a percé d'outre en outre « le brigadier de la gendarmerie. Ce malheureux laisse une femme et « cinq enfants sans ressource... »

DANS LE JARDIN DU PALAIS-ROYAL. 19

Triste événement ! — Monsieur, après vous votre journal, s'il vous plaît.

premier bourgeois. — Volontiers; le voici. Je vais lire le vôtre. (ns

échangent les journaux.)

second bourgeois. — Il parait que c'est le gendarme qui a tué l'assassin de Pézénas. Tant mieux !

premier bourgeois. — Grand Dieu! c'est l'assassin qui a tué le gendarme de Pézénas ! Ah ! tant pis.

second bourgeois. — Baste ! Sa Sainteté est morte.

PREMIER BOURGEOIS. — AllOUS ! le pape Va mieUX. ( Ils s'éloignent.)

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