‹ Le Diable à ParisChapitre 124 sur 188 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ITXE FAMILLE, se promenant lentement.

le père. — Ce qui me frappe et m'enchante le plus à Paris, c'est la complète assimilation que je vois s'être opérée entre le costume et l'extérieur de tous les Français. 11 n'y a pas de Parisiens, — pas plus qu'il n'y a de Normands, de Bretons, d'Angevins, de Beaucerons. Montrez-moi dans ce jardin ceux qui sont Parisiens et ceux qui ne le sont pas : impossible ! et pourquoi ?

la mère. — C'est bien simple, tout le monde se fait habiller à Paris.

le rÈRE. — Justement. Et puis la facilité des communications. — Qu'on me bande les yeux, et qu'on m'amène ici, je ne saurai pas dire si je suis à Paris, plutôt qu'à Rouen, à Caen ou à Chartres.

le fils. — U y a d'aussi beau monde sur la place de la Préfecture qu'ici, mon père, le dimanche.

le père. — Nous avons même plus de luxe. Mais comment diable veux-tu qu'il y ait de la différence, puisque nous avons les mêmes

(S femmes ont les mêmes faiseuses que les gens de

tailleurs, et que DOS Paris.

.E Fl]S# SailS doUte. (Deux jeunes gens trawrvnl rapidement.)

Tipnq ' voilà une famille de

PREMIER JEUNE HOMME, a haute voix. — Liens . VUiw

provinciaux qui passe;

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