QUATUOR
TOINETTE ET FARGEAU
Le v’ià! le v’ià qui Tient!
Il a l’air d'être en rage:
D’ rester j’ n’ai point le courage,
Gare à nous s’il nous tient.
MARTHE, les retenant.
Où courez-vous si Tite ?
TOINETTE
Quand il n’est pas content,
L’ plus sûr est d’ prendr’ la fuite.
FARGEAU
C’est pas moi qui l'attend.
Dès qu’il parait, j’ l’évite,
BON1FACB.
J’ crois sag’ d’en faire autant,
TOINETTE ET FARGEAU
3’ n’ons point envie De rester à porté’ d’ son bras!
MARTHE
Quelle folie!
Poltrons!., il ne vous mang’ra pas.
(On voit pauer au fond quelques paysans courant à toutes jambes , «t pour, suivis par Antoine qui disparait avec eux.)
TOINETTE ET FARGEAU
Le v’ià! le v’Ià qui vient!
11 a l’air d’être eo rage:
Faut s’ soustraire à l’orage.
Gare à nous, s’il nous tient!
MARTHE
Enfin, 1 v’ià qui vient!
D’ rester j’aurai 1’ courage :
J’ veux affronter l’orage.
C’est 1’ mari qui m’ convient.
BONIFACE, à Marthe.
Le v'ià, le v’ià qui vient!
11 a l’air d’être en rage :
Faut s’ soustraire à l’orage.
Que diabl’ est-c' qui te r’tient?
(Les paysans traversent de nouveau le fond du théâtre en courant.
— Antoine les poursuit le bâton levé.)
TOINETTE ET FARGEAU
Gare les coups,
Sauvons-nous !
TOUS
Sauvons-nous!
(Boni face entraîne Marthe dans la chambre de gauche; Toinctte te sauve par l'esealier du fond, Fargeau se glisse dans la cave dont il ferme la trappe sur lui.)