SCÈNE IX
Les mêmes, B0N1FACE, puis TOINETTE, et F ARCEAU.
BONI FACE, entrant.
Eli ben ! êtes-vous d’accord?
ANTOINE
Sauf vot’ consentement, père Boniface, il n’y a plus que le contrat à signer.
BONIFACE
Voilà une affaire qui n’aura pas coûté gros de paroles.
ANTOINE
Et quant à la dot, j'ai d’ la farine au moulin, et je n’ veux point marchander mon bonheur.
BONIFACE
Puisque ça vous arrange tous les deux, touche donc là, mon garçon !
Vous allez commencer par dîner ici, et nous viderons une vieille bouteille à la santé de ma jolie future.
BONIFACE
Et à votre félicité, mes enfants!
MARTHE, bas à Boniface.
Est-il doux!... est-il gentil! ,
ANTOINE, appelant.
Fargeau !... Toinctte!.. Voyez s’ils répondront.
BONIFACE
Tu ne leur donnes pas le temps.
TOINETTE, entr’ouvrant la porte.
Est-ce que vous voulez encore m’épouser, not’ maître?
ANTpINE.
Je veux que tu ailles à ta cuisine, paresseuse ! (Toinctte descend.) Voilà comme lu fais le dîner 1... rien n’est prêt ici!... rien n’est en ordre!...
TOINETTE
Mais, not’ maître !
ANTOINE
VcUX-tU te dépêcher! (Toinetle se sauve dans la cuisine.) Cette fille— là me fera damner! (Apercevant Fargeau qui sort de la cave.) Et toi, fainéant, d’où viens-tu par là?
FARGEAU, tremblant.
Je... viens de chercher 1’ notaire.