LE DIABLE AC MOULIN
FARGEAU ET TOINETTE
Mais si !
ANTOINE ET MARTHE
Mais non !
(il casse son assiette. — Marthe casse la sienne et celle de Boniface.)
Us vont vouloir s’ donner raison.
FARGEAU ET TOINETTE, d’une vois tremblante.
N’ vous fàclici point not’ maître,
J’ vous d’mandons bien pardon.
ANTOINE, se levant avec colire et jetant le saladier pir la fenctre.
Butor!..
MARTHE, de même, renversant sa chaise.
Sotte !..
ANTOINE, donnant un soufflet à Fargeau.
Animal!..
MARTHE, donnant un soufflet à Toinettc.
Nigaude!..
ANTOINE
Vilain être!..
MARTHE
Paresseuse!...
(Elle renverse ta table.)
FARGEAU ET TOINETTE
Au secours! Us sont fous! ils sont fous!
BON1FACE, avec calme.
Holà ! tous doux !...
(Fargeau cl Toinettc se sauvent de chaque côté du théâtre. — Boniface reste assis, son verre à la main, devant la table renversée. — Antoine et Marthe se regardent sans rien dire et comme stupéfaits.)
BONIFACE
El! v’Ii, v’Ian, et! pif, paf, pif!...
V’ià c’ que c’est qu’ d’étr’ un peu vif!..
ANTOINE ET MARTHE, b part.
V’ià c’ qne c’est qu’ d’être un peu vif!
FARGEAU ET TOINETTE
V'Ik c’ que c’est qu’ d’èlrc un peu vif!
(.Antoine et Marthe sortent l'un par la droite, l’autre par 1a gauche, et comme honteux de ce qu’ils ont fait.)
BONIFACE, se levant.
Antoine!.. J’ vas chercher le notaire!. /(il sort par te fond.)