SCÈNE XIII
TOINETTE
Faudra souvent renouveler le mobilier.
fargf.au.
Avant huit jours, le mari et la femme se prendront aux cheveux.
TOIiSETTE.
A-t-on vu c’tle demoiselle, qui avait l’air d’une sainte !
FARGEAU
C’est pis qu’un démon !
TOINETTE, balayant.
J’eo suis encore toute émouvée.
FARGEAU
Et moi donc! Si j’en ai pas la jaunisse...
TOINETTE
Vois- tu, mon pauvre Fargeau, il n’y a rien d’ bon à gagner ici .
FARGEAU
Rien que des sottises... et des coups !
Et, pour mon pesant d’or, je n’y voudrais point rester.
FARGEAU
Ma fine! ni moi non plus! (il* rangent la table et le* cfaaiie*.) TOINETTE.
Pour lors, si tu es bien décidé, nous allons faire not’ paquet, demander nos gages...
FARGEAU
Et bonsoir la compagnie. Tu parleras à not’ maître en premier.
TOINETTE
Non ! c’est plutôt à toi à commencer.
FARGEAU
Tiens, nous parlerons tous les deux en même temps.
TOINETTE
C’est Ça; bois un p’tit coup. (Elle emplit un verre el le lui donne.) FARGEAU, buvant.
Et nous lui dirons son fait, à monsieur Antoine.
TOINETTE
Et à sa belle pareillement.
FARGEAU
• Je ne veux rien garder sur le cœur en m’en allant d’ici.
TOINETTE
Et moi pas davantage. Encore un p’tit coup !
FARGEAU, bavant.
Et s’il s’avise de faire 1’ méchant, (D‘un air menaçant.) nous jouerons des jambes...
TOINETTE
Chut!.. J’ crois qu’il revient par ici.
FARGEAU
Viens faire not’ paquet, et passe-moi la bouteille... (u boita
même la bouteille. — - Toi ne* te le pousse par lea épaules. — U* montent tous
deux l’escalier et gagnent le grenier, pendant qu’Aatuine s'avance en scène tout soucieux.)