ÉMILIA LAMBERT
Mais nous en avons assez, d<e votre vin de Champagne I nous en avons trop I Laissez-nous donc tranquille ! Et demandez autre chose.
DFSMAZURES.
Jô m'oppose à ce que JVtaUcome demande du vin de Constance. Je me le réserve pour le souper de demain,
HÉLÈNE
Malicome, demandez de ce vieux madère qui a, dit-on, fait deux fois le voyage des Indes; et avec ça des cigares I
TOUS
Oui! oui I du madère et des cigares I
ÉMILLA LAMBERT.
Et puis BOUS taillerons un lansquenet ou un chemin de fer. (A Dueantal) Tu as de l'argent?
PUCANTAL.
Çarbleut
iULIGORNB.
Je déclare qu'avant de demander du vin de Madère, il faut que les cent bouteilles de vin de Champagne soient consommées î
HÉLnNE.
Ficliire I qu'il est embêtant avec son vin de Champagne, celui-là I
éMILU LAMBERT.
Une idée I Faisons le thé de madame Gibou avec ce Champagne.
TOUS
Ah ! ah I parfait I — oui, le thé de madame Gibou I
M.aicoRNE sonne.
Bravo, charmante I l'idée est adorable 1
i^ GARÇON entre.
Monsieur a sonné ?
MALICORNE
Garçon, un chaudron... tout ce que vousai^rez de plus vaste I
LE GARÇON
Je vais en chercher un aux cuisines. {Il s*apprêle à tortir.)
MALICORNE
Attendez donc, garçon ; il nous faut en outre quelque* ingrédiens poiir iorfoiro ce thé mirobolant. Apportez avef le chaudron trois faisans truffés.
Hi.LÈNE. ' -
De plus, cinq beaux anai as et un joli paquet de chandelles.
2S0 LE blABI.E MEDECIN.
CNE LORETTE.
Douze douzaines d'huîtres vertes, avec les coquilles I
Te demande qu'on ajoute à la chose, pour la rendre nourrissante, trente côtelettes de mouton , mais panées, C'est essentiel.