‹ Le Diable, sa grandeur et sa décadenceChapitre 2 sur 29 · IV AVANT PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT PROPOS

elles conservent comme un dépôt inviolable des doctrines qui n'ont plus le moindre rapport avec les besoins et les idées des sociétés régénérées. Elles continuent à prêcher à des peuples civilisés la croyance à Satan, prince du mal, rival de Dieu.

Voilà pourquoi le diable a pu exercer jusqu'à nos jours sa détestable tyrannie sur les esprits et sur les consciences. Voilà pourquoi la fable est devenue doctrine, avec l'aide de la superstition, dont Satan est l'immuable Croquemitaine.

Ces croyances absurdes sont antérieures à la prédication de Jésus, car elles se rattachent aux sombres dogmes du rabbinisme. L'histoire du diable ne se trouve donc ni dans la Bible, ni dans l'Évangile; c'est dans le Thalmud qu'il faut la chercher et non dans les doctrines de la primitive Église ; les traditions infernales ont en partie passé de la synagogue dans le christianisme, et on a créé ainsi une nouvelle mythologie, moins riante, moins humanitaire que celle des Grecs.

Je n'ai pas la prétention de donner le sens philosophique de ces dogmes empruntés au paganisme ; je me borne à les prendre tels qu'on les enseigne ; j'écris l'histoire du diable non avec ses

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