‹ Le Diagnostic de la Hernie Obturatrice ÉtrangléeChapitre 3 sur 8 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

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A la hernie obturatrice s'attache un renom de haute gravité: les difficultés du diagnostic ne sont sans doute pas étrangères à l’atmosphère d'incertitude qui enveloppe la thérapeutique chirurgicale; elles sont donc pour une grande part responsables de l'énorme mortalité qui grève encore les interventions qui s’adressent à la hernie obturatrice étranglée.

C’est l’impression qui nous reste de la lecture des observations anciennes. Il nous a paru aussi que depuis quelques années on a appris à mieux connaître les signes essentiels de cet étranglement : le nombre est déjà important des observations où l’intervention fut entreprise, une fois posé le diagnostic de probabilité, sinon de certitude, et parallèlement au diagnostic les indications thérapeutiques paraissent se préciser. |

Pour cette raison, nous aurions désiré associer, dans notre travail, une étude thérapeutique à celle du diagnostic que nous apportons. Mais nous nous sommes rendu compte que c'était entreprendre une tache considérable, entourée de difficultés exigeant un sens chirurgical très averti et malgré le nombre des observations que nous avons pu recueillir depuis 1914 (une vingtaine), nous avons, au moment même de rédiger le chapitre de thérapeutique, renoncé à entreprendre la critique des observations indispensables pour les éléments d’une conduite opératoire qui cherche encore sa voie, : -

Notre travail a pour origine une observation que M. le Professeur agrégé P. Bonnet a bien voulu nous confier. Elle a été rapportée à la Société de Chirurgie: le mois de décembre 1921. ñ

Dans le cas qui fut observé, le diagnostic ne fut pas fait : à côté des signes d’occlusion du grêle existait une hernie crurale irréductible, qui avait été l’objet de taxis et concentrait sur elle l’attention. À cause de ses caractères, on hésitait à rapporter à la hernie crurale les graves symptômes d’iléus, et l’on pensait que l’irréductibilité pouvait être symptomatique, . secondaire à l’occlusion.

Cette observation était donc un exemple typique de l’une des difficultés qui se présentent lorsqu'il s’agit d'établir le diagnostic de la hernie obturatrice étran-

glée.

Nous pensons que nous n’aurons pas fait œuvre tout à fait inutile si nous parvenons à tracer, au cours de ce travail que nous présentons, les directives de ce diagnostic si délicat, en tenant compte naturellement des importantes publications classiques, mais surtout à la lueur des observations publiées dans ces dix dernières années, que nous nous sommes efforcé de recueillir. Elles sont, dans l’ensemble, très instructives, sans doute parce que la rareté des cas de hernie obturatrice étranglée, avec l'incertitude du diagnostic, les difficultés du problème thérapeutique ont incité ceux qui les ont observés à publier les observations, en insistant sur les difficultés avec lesquelles ils se sont trouvés aux prises. Ù

Beaucoup d’observations anciennes, iñutilisables à l'heure actuelle, peut-être, dans la discussion du problème thérapeutique, conservent tout leur intérêt lorsqu'il s’agit d'établir les bases du diagnostic.

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