‹ Le Diagnostic de la Méningite à Bacille de PfeifferChapitre 20 sur 20 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La ménivogite à bacille de Pfeiffer est essentiellement une méningite du nourrisson.

2 Le bacille de Pfeiffer, appelé à tort bacille hémophile ou bacille de l’influenza, est caractérisé par ses exigences culturales. Il exige pour se développer in vitro, outre les aliments habituels, deux substances X et V, dont nous avons donné les caractères, et qui rentrent dans la catégorie aujourd’hui bien connue des facteurs de croissance.

3° Le bacille de Pfeiffer est un microbe pyogène banal, hôte normal des voies respiratoires de l’homme.

Sous des influences qui nous échappent, mais qui semblent liées au terrain, il est capable de causer de nombreuses affections, en particulier des bronchites capillaires et des méningites.

4° Ces méningites ont une évolution en général bénigne chez l'adulte. Elles sont par contre presque toujours mortelles dans la première enfance.

5° Leur diagnostic repose uniquement sur l'examen et surtout la culture du liquide céphalo-rachidien. Celle-ci ne peut être obtenue que sur des milieux spéciaux dont les plus simples comme les plus favorables nous paraissent être les milieux à l'extrait globulaire.

L'emploi systématique de ces milieux dans l'étude des méningites qui ne font pas leur preuve permettrait sans doute de rapporter au bacille de Pfeiffer des méningites étiquetées

méningite tuberculeuse, voire méningite purulente aseptique ou séreuse, ou imputées à tort au méningocoque.

6° Les méningites dites à bacille de Weeks ou à bacille de Cohen sont en réalité des méningites à bacille de Pfeiffer.

1° Le pronostic reste très sombre chez le nourrisson malgré tous les traitements institués. La bactériothérapie nous paraît cependant susceptible de l'améliorer.

Vu : Le Président de Thèse,

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