TRAITEMENT
Nous envisagerons séparément le traitement de la méningite à Pfeiffer dans la première enfance et chez l'adulte.
Chez l’adulte et le grand enfant, l’évolution se fait spontanément vers la guérison dans la grande majorité des cas. On se bornera donc à un traitement symptomatique. Les ponctions lombaires, pratiquées en série tous les deux ou trois jours au début, suffisent en général à calmer la céphalée, permettant en même temps de suivre l’évolution de la maladie.
Chez le nourrisson l’évolution est au contraire à peu près toujours fatale malgré tout traitement.
La chimiothérapie ne semble avoir donné aucun résultat. La gonacrine, la trypaflavine, et dans l'observation de M. le D' Darré, l'optochine, ne paraissent avoir aucune action.
Les sérums anti-Pfeiffer se sont également montrés à peu près impuissants. M. j. Evans sur 4 cas a eu 4 morts maloré des injections intraveineuses et intrarachidiennes répétées ; dans 1 cas même elle eut recours à la trépanation avec lavage au sérum du canal rachidien et injection intraventriculaire.
Plus récemment, H. K. War et Joyce Wright ont traité 8 enfants avec du sérum additionné de sang humain frais (destiné à fournir l’alexine absente du liquide céphalo-rachidien).
Ils eurent 1 guérison.
Dans 5 cas il y eut une amélioration suivie de mort. Dans 2 cas déjà très avancés lors de l’institution du traitement il M eut 2 morts sans amélioration.
Les autopsies de ces 7 enfants ont permis de constater la présence de véritables abcès situés à la base du cerveau dans
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l'épaisseur des méninges. C’est à ces collections closes que les auteurs attribuent leurs échecs.
La bactériothérapie a également été essayée. Julien Marie a ainsi publié 4 cas avec guérison. Dans notre observation IV l'issue à été moins favorable. Cependant les injections de vaccin intrarachidien ont coïncidé avec une défervescence de la fièvre et une légère amélioration de l’état général.
IL nous semble donc que ce traitement peut être intéressant et mérite d’être essayé.