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reste rapide, présentant un rythme de Cheyne-Stokes. Le pouls bat toujours aux environs de 200. On note de la déviation des globes oculaires à droite et du nystagmus. Le deuxième abcès de fixation pratiqué le 23 n’a pas pris.
Le 27, des convulsions violentes se produisent, mais à midi la température qui était de 38°7 le matin est tombée à 37°5. On injecte 3/4 de centimètre cube de vaccin sous la peau.
Le 28, la température remonte à 38‘5. La fontanelle, à peine distendue, semble presque normale. 11 subsiste un léger strabisme. La respiration toujours du type Cheyne-Stokes est rapide, 64 à la minute. Le pouls bat à 160. On injecte 1/2 cent. cube de vaccin dans le canal rachidien. Le liquide retiré est envoyé au D' Stiassnie qui répond :
« Liquide franchement trouble, dépôt purulent après centrifugation beaucoup plus abondant que lors de la précédente ponction. Examen microscopique : grosse réaction leucocytaire, très nombreux polynucléaires, quelques-uns en voie de désintégration, microbes moins nombreux qu’au dernier examen — nombreux éléments microbiens intracellulaires — microbes extracellulaires nettement moins nombreux qu’au précédent examen. »
Le 29, on pratique une troisième injection intrarachidienne de 3/4 de centimètre cube de vaccin. On retire difficilement avec une aiguille de gros calibre quelques gouttes d’un pus verdâtre et épais qui contient de nombreux polynucléaires pycnosés et de nombreux bacilles dont quelques-uns seulement intracellulaires.
La température tombe à 37°3, mais la respiration reste accélérée dépassant 80 à la minute, avec un rythme de Cheÿne-Stokes. Le pouls rapide bat à 190. Le soir l’enfant est calme et absorbe le lait et les tisanes qui constituent son régime.
Dans la nuit, des convulsions avec paralysie spasmodique de tout le côté droit surviennent, accompagnées de céphalée. La température monte à 39°3, puis oscille autour de 39°. La raideur s’accentue.
Le 31, les pupilles ne réagissent plus à la lumière rapprochée; il y a amaurose. Les convulsions sont presque subintrantes et s’arcompagnent de paralysie de tout le côté droit. Le pouls bat aux environs de 200. La respiration est à 120 avec rythme de Cheyne-Stokes.
Devant la gravité de l’état du malade et après consultation, on renonce à procéder à une nouvelle injection de vaccin.
Très rapidement le petit malade, dont l'alimentation est devenue impossible, se déshydrate. Le 1° novembre, la fontanelle est déprimée, la peau garde les plis; il est dans un état subcomateux.
Les 2 et 3 novembre, la température s'élève progressivement. Le 4, le malade est dans le coma complet avec un pouls incomptable, une température de 41°3 et présente, outre les paralysies des jours derniers, une paralysie du diaphragme.
La mort survient dans le coma le lendemain 5 novembre.
Il n'y a pas eu d’autopsie.
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OBSERVATION V. — Observation de M. le D'R. Stempowski (hôpital du Havre).
L'enfant G..., âgé de neuf mois, entre dans le service le 4 décembre 1931 à midi pour une maladie évoluant depuis une quinzaine et sur laquelle la mère ne peut fournir aucun renseignement précis.
A ce moment, le petit malade qui semble calme a une température de 40° et un signe de Kernig très prononcé. Sa tête est rejetée en arrière, en hyperextension. Une ponction lombaire ramène un liquide louche envoyé au laboratoire pour examen.
Dans la journée, l'enfant présente une diarrhée profuse, des vomissements et entre rapidement dans le coma.
Sa température varie entre 40 et 41° et trente-six heures après l'entrée à l'hôpital la mort survient.
Entre temps, l'examen du liquide céphalo-rachidien pratiqué par le D' R. Vinzent avait montré des polynucléaires altérés et de pelits bacilles Gram négatifs peu abondants. Les cultures pratiquées contirmèrent ultérieurement le diagnostic posé de méningite à B. de Pfeiffer.
L'autopsie n’a pas été faite.
OBSERVATION VI. — Observation de MM. les D'° Lesné et Launay.
Enfant C..., cinq mois, né à terme, pesant 2 kilogr. 500, nourri au sein un MOIS, puis mis en nourrice.
C’est le troisième enfant d’une famille dont le premier est né à six mois et demi et le deuxième mort à quinze jours d’hémorragie cérébrale.
A l’âge de quatre mois, en décembre 1929, il est vu par un médecin qui le trouve athrepsique, ne pesant que son poids de naissance et ordonne des frictions hydrargyriques.
Vers le 15 janvier, l'enfant présente de la fièvre et le médecin note alors, outre une température à 39°5, un signe de Kernig avec hyperesthésie cutanée. Il n’y a pas eu de vomissements. Les selles sont restées normales. L'examen n’a rien montré au niveau du poumon et des oreilles.
Une ponction lombaire ramène un liquide hyperalbumineux, contenant de nombreux polynucléaires. C’est alors que l'enfant entre le 20 janvier 1920 dans le service de M. le D' Lesné, à Trousseau.
On est alors en présence d’un petit malade de cinq mois, pesant 3 kilogr. 450, au front olympien, au facies pâle. Les yeux sont excavés ét cernés, la langue est sèche. La nuque est raide et l'examen met en évidence l'existence du signe de Kernig et de la raie méningitique. Il n’y à pas de paralysie oculaire. Le foie et les testicules semblent normaux. La rate est très grosse.
A la ponction lombaire, le liquide qui s'écoule est opalescent et l'examen direct du culot de centrifugation montre de nombreuses bactéries intra- et extracellulaires. Il s’agit de bacilles Gram négatifs à espace clair, présentant de nombreuses formes longues, filamen-
teuses. La culture, qui ne se fait que sur milieux au sang ou à l'extrait globulaire, donne de petites colonies fines, transparentes, de bacilles de Pfeiffer typiques.
L'état du petit malade ne s'améliore pas, malgré des ponctions répétées, et il meurt dans la nuit du 24 au 25. La maladie a duré au total dix jours.
Autopsie : Méningite purulente généralisée, tapissant la convexité et la base, où elle forme à la partie antérieure une véritable couenne.
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