LORS
le 11, outre les bacilles Gram-négatifs déjà signalés, 200 éléments par millimètre cube, sucre —0, albumine —0,3. Le 12 : 140 éléments par millimètre cube.
Le liquide céphalo-rachidien ensemencé en eau peptonée-glucosée, sur gélose ascite et gélose extrait globulaire, n'a donné de culture que sur ce dernier milieu.
Le 13, l'examen du liquide clair retiré des ventricules latéraux montre la présence des mêmes bacilles Gram négatifs cultivant uniquement sur milieux à l'extrait globulaire et au sang.
OBSERVATION IV. Observation de M. le D' Akermann, Professeur suppléant à l'Ecole de Médecine de Clermont-Ferrand.
Enfant D... garçon de onze mois, très bon état général, élevé au sein, puis au lait condensé à partir du septième mois.
Le 17 octobre 1931, l'enfant semblant fébrile, on appelle le docteur qui constate quelques signes pulmonaires. Le lendemain 18, la température est de 39°8 et des signes de réaction méningée sont apparus. La température restant aux alentours de 40° et les signes de méningite (Kernig-distension de la fontanelle) s’affirmant, le mercredi 21, on pratique une ponction lombaire. Le liquide retiré est légèrement trouble, d'aspect soyeux, contenant une énorme quantité de bacilles Gram négatifs dont quelques-uns intracellulaires. Une partie du liquide est envoyé à Paris, à l’Institut Pasteur, aux fins d’identification du microbe.
Cependant, on pratique un abcès de fixation et l’on institue la thérapeutique courante : glace sur la tête, huile camphrée, sérum glucosé, ponction lombaire thérapeutique qui sera continuée jusqu'à la fin de la maladie.
Dans la soirée du 21, apparaissent de petites convulsions de la face avec paralysie flasque du côté droit et œdème de la face du même côté. Les jours suivants, la température reste en plateau à 40° et la maladie poursuit son cours, des phases de convulsions subintrantes accompagnées de strabisme et de paralysies alternant avec des phases de régression transitoire.
La respiration irrégulière est de fréquence variable, mais toujours supérieure à 60 à la minute et devenant chaque jour plus rapide. Le pouls bat aux alentours de 200.
Le 23, le premier abcès de fixation n'ayant pas pris, on en fait un second à la cuisse droite.
Le 24%, la température semble devoir diminuer.
Le 25, on pratique une première injection du vaccin envoyé de l'Institut Pasteur. La température qui était à 39° monte quelques heures après à 39°8 avec quelques convulsions.
Le liquide céphalo-rachidien retiré à cette occasion contenait des polynucléaires et quelques mononucléaires entourés d’une véritable purée de bacilles. d
Le lendemain, la température est tombée à 38°2, mais la respiration
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