‹ Le Diagnostic de la Tuberculose par les Procédés de LaboratoireChapitre 8 sur 29 · ABS · texte numérisé non relu

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rachidien), par les rayons X, sont d'accord, la certitude est presque absolue.

Pour la tuberculose pulmonaire chronique, les difficultés d’une décision clinique peuvent être insurmontables. Et nous connaissons encore l'importance d’un diagnostic rapide, aussi précoce que possible, non seulement au point de vue de l’individu lui-même, mais en vue de la prophylaxie antituberculeuse.

. Les signes physiques localisent une lésion, mais ils n’indiquent point sa nature. La diminution du murmure vésiculaire, considérée depuis Grancher comme l'indice d’une germination bacillaire, n’est souvent, au contraire, que le reliquat d’une lésion éteinte, d’une tuberculose abortive, suivant la nomenclature de Bard, ou d'une pleurite apicale adhésive, ainsi que je me suis attaché à l’établir. » (Sergent).

Parmi les signes fonctionnels, beaucoup appartiennent aussi bien à toutes les bronchites chroniques : persistance de la toux, de Fexpectoration, de la tendance à l'oppression, de douleurs scapulaires ou dorsales. Bien des malades sont considérés cliniquement comme des tuberculeux; ce sont tous ces faux tuberculeux porteurs d’affections chroniques du rhino-pharynx (anciens adénoïdiens, imperméables partiels des fosses nasales).

Les bronchites tenaces, les bronchectasies, les vieilles pleurésies enkystées post-grippales ou post-pneumoniques, à suppuration prolongée, les broncho-pneumonies traînantes, les mycoses peuvent être confondues avec la tuberculose. La dilatation des bronches, en particulier, donne lieu à des symptômes cavitaires très souvent, à une expectoration nummulaire, à une dénutrition accentuée. « Non seulement la question de tuberculose se pose à propos des formes accentuées de l'adulte ou du vieillard, mais encore à propos des formes atténuées, des dilata -

tions bronchiologiques trainantes de l'enfant, observées, par

exemple, à la suite de la rougeole et de la coqueluche et sur lesquelles a insisté Hutinel. » (Castaigne).

La syphilis pulmonaire, le kyste hydatique suppuré, I mycoses pulmonaires ont été plus d’une fois confondus avec la

tuberculose. IL est de tonte évidence qu'ici le diagnostic appartient aux recherches bactériologiques ou sérologiques.

Une affection méningée quelconque peut simuler la tuberculose. À défaut de bacilles, on recherche la Iymphocytose; or, si l'on pense d’abord à la tuberculose, en présence d'une lymphocytose du liquide céphalo-rachidien, 1l faut ensuite convenir qu'une méningite syphilitique s'accompagnerait aussi de lymphocytose, de même que certains états méningés de l'enfant ou de l'adulte, de nature mal précisée, de même les réactions méningées de l’encéphalite. épidémique. Comme on portera un pronostic mortel en cas de méningite tuberculeuse, il importe d’avoir un diagnosfic plus précis.

La constatation du bacille de Koch dans les urines, la tuberculose pulmonaire concomitante, permettraient de porter le diagnostic de tuberculose rénale. Si elle ne complique pas une tuberculose pulmonaire, si elle est l'unique localisation apparente, le diagnostic est très délicat et, bien souvent, reste en suspens, le clinicien n'osant éliminer en toute certitude la lithiase infectée ou toute autre pyélonéphrite.

Parmi les états de débilité simulant la tuberculose, il convient de citer l'appendicite chronique.

Fournier montra la nécessité de distinguer de la scrofulotuberculose les manifestations à allure clinique comparables de la syphilis héréditaire tardive. |

Cassaigne signale, en effet, que lorsqu'on cherche à établir

le pourcentage des hérédo-syphilitiques dans une agglomération -

d'enfants atteints de lésions ostéo-articulaires chroniques — mises sur le compte de la tubereulose — on se rend ee que la proportion est élevée.

Un hérédo peut présenter des lésions ostéo-articulaires d’origine tuberculeuse : c’est un être débile et chétif chez lequel la tuberculose se grefle avec facilité; les deux infections peuvent

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