‹ Le Diagnostic du Bacille de la DiphtérieChapitre 12 sur 33 · ARS · texte numérisé non relu

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disent, en 1914, qu'on ne peut fonder aucun diagnostic

sur la production d’acide par le bacille diphtérique.

Quelles peuvent donc être Les causes de ces divergences, qui ont fait délaisser l'usage de milieux sucrés pour le diagnostic du bacille diphtérique, alors qu’on les emploie sur une si large échelle lorsqu'on étudie les autres germes pathogènes; comment se fait-il qu'avec notre milieu horizon nous ayons obtenu des résultats si constants et si satisfaisants ?

Il y a plusieurs causes.

{ Tout d’abord, la difficulté d'isolement du bacille diphté-

rique dans les tubes de sérum : des cocci n’apparaissant pas à l'examen direct des colonies prélevées, peuvent se développer par la suite et modifier la réaction des milieux. sucrés; citons en particulier les streptocoques dont les colonies sont très petites et qui fermentent énergiquement les sucres. Si l’on n'apporte pas aux vérifications la plus minutieuse attention, si on ne multiplie pas les examens et les passages, les résultats obtenus peuvent être entachés

d'erreur.

Une cause importante d'erreur provient de la difficulté d'obtenir, dès le début, la séparation des bacilles diphtériques et des bacilles diphtérimorphes; cette séparation s’effectuait en utilisant des caractères contingents (pré-

sence de granulations, virulence, forme, etc.).

La méconnaissance du corynebacterium cutis est encore

un source d'erreur importante, à cause de sa grande res-

semblance avec le bacille diphtérique, son action sur les sucres, la présence de granulations, etc.

La plupart des études ont été faites avec des milieux liquides tournesolés : il est souvent difficile d'apprécier avec précision le changement de teinte. |

Parfois, ces milieux étaient exactement neutralisés et, par suite, trop sensibles; c’est ainsi que, si cette pratique avait été adoplée pour les bacilles du groupe typhique, jamais on ne serait parvenu à'établir les différenciations si nettes qui existent aujourd’hui et qui rendent le diagnostic possible: ainsi le bacille typhique attaque légèrement le glucose et le lactose, mais insuffisamment pour produire dans les milieux employés les virages que provoquent les paratyphiques. |

Enfin, il y a lieu d’attirer l’attention sur les résultats erronés que peut entrainer l'emploi de solutions de certaines substances stérilisées dans de mauvaises conditions; il ne faut pas oublier, en effet, que la dextrine peut s’hydrolyser, ainsi que le saccharose, le maltose et le lactose, à chaud et surtout en présence des acides : par exemple, le saccharose peut de la sorte être transformé, au moins en partie, en un mélange de glucose et de lévulose, le lactose en un mélange de glucose et de galactose; le maltose en glucose; or, on remarquera précisément que le bacille diphtérique ne donnant pas d’acide aux dépens du saccharose ni du lactose, peut en donner si ces solu- Uons ont été hydrolysées.

Nous ällons indiquer les principaux milieux sucrés qui

ont été utilisés pour le diagnostic du bacille diphtérique,

- Milieu de Rothe :

SÉéTUMIE Hé IDŒUL LU a om Lot parties.

ECHEC Rue ae partie.

Solution tournesol Kahlbaum.. :10 %.

! - MIMEOSO PEUT SRE Er 4 TR TEA

On mélange 4 parties de sérum de bœuf avec 1 partie de bouillon neutre dépourvu de sucre; à go parties de ce mélange on ajoute 10 parties de solution de tournesol de Kahlbaum, additionné auparavant de 10 % de glucose | ou de lévulose. On stérilise la solution de tournesol par tyndalisation en la portant 3 jours de suite, pendant 20 minutes, dans l’autoclave à 100°. Le mélange est versé

dans des boîtes de Pétri et coagulé.

Milieu de Cathoire :

C'est de la gélose ascite glucosée à 2 % et tournesolée.

Milieu de Tochtermann :

Ce milieu renferme 3 parties de sérum de mouton addi-

tionnées de 2 parties de gélose glucnsée à 0,5 %.

Milieu de Thiel :

Pobtomet nat dents \ LA 6 CISCO VA AS ANR e TY OP

CCD ERA ,

Sel de cuisine...... PRES A UE oO gr, 0%.

Tournesol de Kahlbaum........ 5 gr.

SET MR AE ARENA. JE CRETE Milieu de Hiss Sérurn / dé ADŒUL EME ER 70e 1 partie.

AUCH PNENARENE RS ME PANIER 5.3 parties, Solution de tournesol. ......... 0,306 CIUCOS OT TN NT Eee REA Milieu de Riemsdijk :

EAU RER R INR A NI R RE ERE 100 gr.

SL LE ER EL MORE CE Er LOeT PODLONE TRS es A eCre Sete 1ET.

Chforure de sodium.....:..,: «a OUT TE:

Teinture «de tournesol..." 6 gr.

Neutraliser avec dé l’acide lactique.

électifs et les autres germes y poussent trop facilement.

de pureté.

Les premiers de ces milieux, qui sont solides, paraissent pouvoir être employés à la fois comme milieux d’isolement et d'identification; malheureusement, s'ils per-

mettent la culture du bacille diphtérique, ils ne sont pas

Il n’y a donc pas à faire de distinction entre ces divers milieux qui ne peuvent Servir qu'à l'identification de

germes préalablement isolés sur sérum ordinaire à l’état

sx

me

Milieux au sang

En :rg9go1, Lubeneau avait montré que les hématies, mises en contact avec des cultures de bacille diphtérique,

étaient hémolysées.

En 1910, Mendelbaum et Heinemann avaient étudié plus en détail cette question, en se servant comme milieu de culture de gélose glycérinée sur laquelle on étendait quelques gouttes de sang humain : ils avaient trouvé que les colonies de bacille de Lôffler étaient blanches avec halo brun jaunâtre, tandis que le bacille de Hofmann

donnait des colonies rouges avec halo brun rougeûtre.

Neisser et Gins ont perfectionné la technique en mélangeant le sang avec le milieu nutritif; ils ont trouvé que le bacille diphtérique donne des colonies verdâtres avec halo net, le bacille d'Hofmann des colonies blanches sans halo

et le bacille de la xérose des colonies verdâtres sans halo.

En 1914, G. Schwoner, qui avait étudié plus en détail ectte question de l’hémolyse, avait cru voir que, seules, les cultures provenant d'individus atteints de diphtérie crave, « septicémique », étaient douées du pouvoir hémo- Ivtique.

Nous avons repris les recherches sur cette question en partant de bacilles diphtériques et diphtérimorphes qui avaient été isolés à l’aide de notre milieu et dont l’action sur les sucres et le mode de culture avaient été étudiés de façon à nous fixer exactement sur la nature des germes

expérimentés,

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