PAT NES
Les milieux solides ne nous ayant pas donné satisfaction, nous nous sommes adressés, après quelques tâton-
nements, au milieu suivant :
Extrait de viande de Liebig.... 10 gr.
Péptonerr PR EN nd : 20 gr.
Chlorure de sodium ....... +. et Ar an RE ARTE TO GO RE
On complète le volume, après préparation, de façon à
ce que la concentration en chlorure de sodium soit bien
de 5 gr. pour 1000, on répartit en tubes et on stérilise.
Les tubes sont ensemencés et additionnés de 1 à » gouttes d’hématies humaines prélevées aseptiquement par ponction veineuse et déplasmatisées. On peut aussi em-* ployer les hématies de lapin, de cobaye, de cheval, de singe ou de mouton. |
Après un séjour variable à l’étuve, la diffusion de l’hémoglobine est manifeste dans les cultures de bacille de Loffler; les globules rouges restent intactes, au contraire, dans celles de bacille d'Hofmann. L
Nos essais ont porté sur 92 bacilles diphtériques vrais d'origines diverses (angines pseudo-membraneuses, porteurs, etc.) et de formes variées, sur 94 bacilles d’Hofmann et sur 19 races de bacterium cutis commune.
Nous avons observé que le bacille d'Hofmann n'hémolyse pas, même après 7 à 8 huit jours d’étuve, et que le bacterium cutis commune n'hémolyse pas ou bien tardivement (après 5 jours); enfin, le temps au bout duquel
se produit l’hémolyse avec le bacille de Lôffler est varia-
ble, indépendant de la forme du bacille et aussi de son origine : dans tous les cas, elle se produit toujours en moins de 4 jours.
Ainsi les bacilles diphtériques étudiés ont manifesté
leur pouvoir hémolytique de la façon suivante :
24,6% ont hémolysé en moins de 6 heures.
29,8 % — — 12 heures.
46,7 % — — 18 heures. 680% — Le 24 heures.
89,6% — 522 A8 heures.
97,9 % — — 3 jours.
100, :% — — 4 jours.
Dans ces recherches, il faut surtout se méfier des streptocoques dont certaines races sont très hémolysantes et qui peuvent souiller les cultures sans que l'attention soit attirée; nous avons été particulièrement satisfaits de l’emploi du milieu horizon qui nous à permis, dès les cultures de début, d'obtenir très aisément les bacilles à l’état de pureté absolue.
On le voit donc, le pouvoir hémolytique permet de bien différencier le bacille de Lôffler d'avec tous les bacilles diphtérimorphes, y compris le bacterium cutis commune. Malheureusement, dans la pratique courante des examens journaliers, cette épreuve demande trop de temps, si Fon se trouve en présence d’un bacille hémolysant tardivement; elle nécessite, en outre, l’isolement préalable du bacille, Néanmoins, au cours de certaines recherches, c'est
un caractère diagnostique de premier ordre qu'il ne faut 8 [ P