EURE
pas négliger et qui a contribué à fortifier la classification établie entre le bacille diphtérique et les bacilles diphtérimorphes,.
Milieux au sulfocyanure de potassium
En 1911, Rankin a proposé l’emploi du sulfocyanure de potassium pour favoriser la croissance du bacille diphtérique en retardant la culture des autres microorganismes ;
le milieu qu'il emploie renferme, en outre, du glucose
et du rouge neutre; en voici la formule : , Sérum sanguin de mouton...... 3 parties.
Bouillon: +. RE Vo ie do ca EE 1 — Glucose ..... PR EDS L RIM CU NN ARS (UE TIEe Sulfocyanure de potassium....... no Solution de rouge neutre à 1 %.. 1 %.
Répartir le mélange dans des boîtes de Pétri et coaguler
par la chaleur.
Le milieu de Coplans est ainsi constitué :
SELON MER ee US A 1 partie.
BOULOTS ne NE te I — GIUCOSC ANR EEN APRES MOReIe GO D00:
Sulfocyanure de potassium....... Se Solution de rouge neutre à 5%.. 2%.
Le milieu nutritif achevé a une couleur orange et vire
au rose Où au rouge en présence de bactéries acidifiantes,
Die
telles que le bacille diphtérique; l’auteur prétend qu'on pourrait distinguer le bacille diphtérique des autres espèces par la couleur des colonies et se passer d'examen microscopique.
Hanau (1913) a utilisé ce milieu dans 67 cas, comparativement avec le sérum de Lôffler : il a constaté d’abord que les différences de couleur entre les colonies de bacille diphtérique et celles d’autres espèces ne sont pas telles qu’on puisse se passer d'examen microscopique; de plus, la diffusion de la couleur dans le milieu fait que ce dernier apparaît parfois rouge à des endroits où il n’y a que des bactéries non âcidifiantes; il conclut finalement qu'il
n'y à aucun avantage à se servir de ce milieu.
Milieux aux composés de tellure
Conradi et Troch, en 1912, ont préconisé un milieu de culture à base de sérum, additionné de bouillon et de tellurite de potasse dont voici la préparation.
À 1000 centimètres cubes d’eau, on ajoute 10 gr. d’extrait de viande, 5 gr. de sel, 20 gr. de peptone Witte et 6 gr. de malate acide de calcium; on chauffe une demiheure, on filtre et on ajoute 1 % de glucose; on fait refroidir, puis on ajoute 3 parties de sérum de bœuf frais et stérile; enfin, à 100 cent. cubes de mélange, on ajoute 2 cent. cubes d’une solution centésimale de tellurite de potasse. On répartit en boîtes de Pétri qu’on expose dans un appareil à coaguler le sérum pendant 15 minutes à
AP PERS Le tellurite aurait ici une action retardatrice sur les
germes autres que le bacille diphtérique; de plus, ce der-
nier, en réduisant le sel, donnerait des colonies noires,
tandis que les bacilles d'Hofmann donneraient des colo-
nies dont la teinte varie du gris elair au gris noirâtre.
Dans l'esprit des auteurs, l’ensemencement devait se faire d’abord sur une boîte de sérum de Lôffler et ce n’est qu'après cé premier isolement qu’on devait passer les
colonies sur sérum au tellure.
Neisser donne comme un caractère essentiellement constant la couleur noire que prennent les colonies de bacille diphtérique vis-à-vis des autres bactéries et notamment des bacilles d'Hofmann, quoique, parmi ces derniers, il en est qui prennent une coloration plus ou moins brunâtre.
W. Schürmann et E. Hajos (1913) préconisent l’ensemencement direct sur sérum au tellure sans passer préalablement sur sérum de Lôffler; ils recommandent l’emploi du bouillon tellurique à 1 % en vue de l’enrichissement en bacilles diphtériques. |
Trautmann et Gaehtgens reprochent à ce procédé la variété de nuances que présentent les colonies de bacille diphtérique (depuis le gris jusqu’au noir), la coloration noirâtre que prennent d’autres bactéries et, enfin, le
fait que les formes de bacilles deviennent: partiellement
atypiques; ils considèrent son emploi comme utile lors-
qu'il s’agit d'étudier des cultures pures au cours de
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ST er
recherches spéciales, mais ils n’en recommandent pas
l'emploi pour les examens courants. |
Baerthlein, tout en admettant la variation de teinte
des colonies, reconnaît à ce milieu une grande électivité.
: Heinemann conclut de ses recherches qu’on peut se
passer de sérum tellure.
Klunker, à la suite d'essais pratiqués sur 140 cas, dit que la méthode n’est pas inférieure à celle de Lôffler, mais qu'elle n’en est pas non plus une amélioration; il ne lui reconnaît pas de valeur en ce qui concerne la pratique courante ; elle montre simplement certaines réactions bio-
logiques.
E. Gildemeister et Guntha dénient tout avantage à l’em-
ploi du milieu au tellure sur les milieux usuels.
Hanau a employé ce procédé dans 94 cas : il a constaté que les colonies de bacille diphtérique n'étaient pas tou- Jours noires, mais parfois seulement gris foncé ou brunâtres et que, notamment, les colonies de staphylocoques donnaient aussi des colonies gris noir. Il conclut que, d’après les résultats qu'il a obtenus, la méthode ne présente pas de supériorité sur celle deLôüffler, mais que, dans certains cas, elle permet plus facilement de trouver les
bacilles diphtériques.
Markl et F. Pollak se sont servis de cette méthode, mais il faut croire qu'ils ne la considèrent pas comme très probante, puisqu'ils parlent d'y adjoindre les milieux au rouge neutre, au sang, au tournesol glucosé et d’effectuer
le dosage de l’acidité produite,