‹ Le Diagnostic du Bacille de la DiphtérieChapitre 16 sur 33 · ES AU · texte numérisé non relu

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de diphtérie, comparativement avec la méthode de Lôffler; il conclut en disant que l'addition de bile ne présente

LJ pas d'avantages.

Helen R. Odell, en 1918, à repris les mêmes essais comparatifs en opérant sur {00 cas; il ne nie pas que, dans certains cas, la présence de la bile ne s'oppose au développement de quelques germes communs de la bouche, en particulier des staphylocoques, mais, à son avis, cette méthode ne présente pas de supériorité sur la méthode de Lüffler pour l'isolement et l'identification du bacille

diphtérique.

Gildemeister et Guntha ne trouvent aucun avantage à

l'emploi des milieux à la bile sur les milieux habituels.

Milieux aux composés de sélénium

L. W. Axenoff, en 1914, s’est demandé si on ne pourrait pas substituer le sélénium au tellure dans le milieu

qui avait été préconisé par Conradi et Troch.

Il a vu que les colonies de bacille diphtérique passaient successivement au fur et à mesure de leur vieillissement par les nuances jaune, orange, puis rouge brique; lorsqu'on pratique l’ensemencement sur milieu mixte au tel-

lure et au sélénium, la coloration rouge l’emporte.

D'autres bactéries se colorent également en rouge sur milieu au sélénium, mais plus tardivement (streptoco-

ques, staphylocoques, etc.).

D" RTE

Anaérebiose

Roux et Yersin ont signalé les premiers le développement anaérobie du bacille diphtérique; Hofmann a indiqué que ce dernier pousse sur le trajet de la piqûre en gélose profonde, tandis que le bacille qui porte son nom

envahit la surface du tube sans pousser en profondeur. En 1914, Heurlen a étudié l’anaérobiose du bacille

diphtérique en employant le milieu suivant :

CÉSAR AMEN SRI LES CUCOSeC OR ER RER RER HD Solution normale de carbonate de

SOLE Te PL 2 0 DEN SPANTRE : Ce 10€:

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Il conclut qu’on peut séparer de cette manière le bacille de Lüffler du bacille d'Hofmann.

En 1916, L. Martin et Loiseau ont préconisé la culture

du bacille diphtérique en tubes de Veillon; voici la for-

mule du milieu employé :

BOUT ION PER RE DT EE TETIETE GÉlOSÉL EN POSE NEA PRE EEE TOR:

GUESS CERN ARE Nitrate de potasse .:..0.,,.4:, : opt.

Il faut, recommandent les auteurs, toucher la colonie avec un petit crochet de verre et diluer dans un tube con-

tenant 10 cent. cubes de bouillon, la très petite quantité

prélevée, en l’écrasant le ldng de la paroi du tube; agiter le tube pour bien répartir les microbes, faire fondre la gélose d’un tube de Veillon dans l’eau à l’ébullition, faire refroidir rapidement à 5o° ; prélever avec une petite pipette stérile r cent. cube du bouillon contenant la dilution du bacille et la répartir dans toute la hauteur du tube de gélose en mélangeant soigneusement; refroidir le tube de gélose et le mettre à l’étuve. | ÿ

L'aspect de la culture varie suivant l'espèce de bacille ensemencé.

Quand il s’agit de bacille diphtérique, on constate un semis abondant de colonies très fines, uniformément réparties sur toute la hauteur du tube, sans prédominance dans la zone d’aérobiose. Ces tubes retirés de l’étuve et gardés à la température de la chambre pendant plusieurs jours, ne montrent pas un changement appréciable.

Pour le bacille d'Hofmann, la culture est moins rapide; elle n’est ordinairement visible qu'après 36 ou 48 heures. Les colonies, d’ailleurs plus volumineuses, se développent près de la surface, dans une zone de 2 à 3 millimètres avoisinant l’air libre; toutes les autres parties du tube sont privées de colonies. À la température de la chambre, les colonies donnent, au bout d’une huitaine de jours, un développement exubérant et envahissant toute la surface libre.

Il y a lieu de faire remarquer que la prolifération des colonies du bacillé d'Hofmann à la surface du tube de Veillon n'apparaît bien que lorsque ce tube a été capu-

chonné: dans le cas contraire, la surface du tube se des-

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