L. Martin et Loiseau ont modifié leur méthode en em
ployant des tubes de gélose glucosée tournesolée; voici
la technique qu'ils indiquent :
1° Préparer de la gélose à 30 p. 1000, la répartir en
tubes sur 6 em. environ de hauteur, stériliser à l’auto-
clave.
2° Préparer la solution :
; Eau distitléens 2027 ÉTÉ ES: ANR OREE GUGOS EURE LE RE ME Sp JET.
Teinture de tournesol (Poulenc)... 30 CC
Faire dissoudre le glucose dans l’eau distillée, ajouter la teinture de tournesol, neutraliser avec de la soude déci-
normale et filtrer à la bougie.
3° Faire fondre la gélose d'un certain nombre de tubes par ébullition assez prolongée, refroidir les tubes à 50° environ; avec une pipette à boule, répartir dans chaque tube de gélose liquéfiée environ 5 cent. cubes de la solution glucosée lournesolée stérilisée par filtration à la bougie et amenée au bain-marie à la température de 5o° environ; agiler pour obtenir une coloration uniforme. Refroidir les tubes ainsi préparés et, quand la gélose est solide, éprouver leur stérilité par un séjour de 4 heures
à L'étuve à 39%,
Rae RUE
Pour utiliser ces tubes on les liquéfie par chauffage au
bain-maric; après refroidissement à 5o°, on lés ensemence
avec du bouillon contenant une émulsion de bacille à
déterminer.
. TRE . ; k ’ Martin et Loiscau partent toujours d’une colonie bien # x \
isolée sur sérum; il faut bien savoir qu'une première
f . ; “ + We 2 ( r .
Séparation n'est jamais suffisante pour obtenir une colonie pure; on devra toujours s'assurer par l'examen micros-
copique de la pureté de la colonie.
>» ! t r LQ Après 18 heures, les tubes ensemencés avec du bacille diphtérique sont devenus rouges et, à la loupe, on voit des colonies dans toute Ja hauteur du tube, rien à la sur-
face.
Les tubes ensemzencés avec du bacille d'Hofmann restent bleu violacé et même deviennent bleu franc; il y a des colonies très abondantes au voisinage de la surface, rien dans la profondeur.
* Le/caractère différentiel basé sur le développement en anaérobiose du bacille de Lôffler et en aérobiose du bacille d'Hofmanm perd de sa valeur avee le corynebacterium culis. Celui-ci pousse, en-effet, généralement d’une façon mixte, en profondeur ct en surface; ce caractère suffirait au diagnostic s'il était constant; malhewreusement il est loin d'en être ainsi, certaines souches se comportant comme des anaérohies, d'autres avant un caractère aérobie. Certains bacilles même donnent en Veillon une culture toute spéciale caractérisée par un disque nébuleux
à 0,5 cent. environ de la surface et un piqueté discret de
Da Es
colonies au-dessous de ce disque sur une hauteur de r à
2 centimètres. |
Le procédé de Martin et Loiseau qui a été appliqué et étudié par Aviragnet et Le Soudier, par Rist et Letulle, par Stevenin, etc. et par nous-mêmes, possède une grande valeur’ diagnostique et permet de séparer sûrement le bacille de Lôffler du bacille d'Hofmann: il a contribué puissamment à établir définitivement la distinction entre
ce deux-germes.
Malheureusement, disent Aviragnet et Le Soudier, la culture en gélose profonde glucosée ne peut être faite qu'après 4 ou 5 jours pour que la colonie soit bien purifiée; elle ne peut donc servir dans les conditions habi-
tuelles. »)
« Malheureusement, dit encore Rist, le procédé de
M. Martin demande plusieurs jours, 5 ou 6 au minimum.»
En résumé, excellente méthode d'identification au point de vue scientifique, épreuve que l’on ne doit pas négliger de faire lorsqu'on veut vérifier, au cours d’un travail, des souches de bacilles provenant du pharynx; sa valeur diminue pour les autres provenances, attendu qu’elle ne permet pas de faire le diagnostic différentiel des bacilles de Lôffler ou d'Hofmann avec certaines races de COrynebacterium çutis; en outre, elle exige l'isolement préalable du germe et sa purification; elle est donc, de l’avis même des cliniciens, trop longue dans la pratique courante,