‹ Le Diagnostic du Bacille de la DiphtérieChapitre 24 sur 33 · POLE · texte numérisé non relu

POLE

nez; cavité buccale; | oreille externe; urines ;

suppurations chroniques.

Quelques échantillons de ce bacille ne fermentaient pas

la dulcite.

On le, voit, le milieu horizon, qui nous avait été d’un

précieux concours pour l'isolement et l'identification des

(1) Chez ce sujet on a trouvé à la fois le bacille de Lôffler et le bacille d'Hofmann,

souches étudiées nous à été également très utile pour l'étude des fermentations de divers sucres; cette dernière, jointe aux recherches sur l'hémolyse, ont contribué pour une bonne part à établir la classification entre le bacille diphtérique et les bactéries diphtérimorphes,

En ce qui concerne spécialement le bacille diphtérique, nous avons pu nous rendre compte que la production d'acide aux dépens des sucres, les propriétés hémolytiques, la durée de l’hémolyse, l’anaérobiose sont absolument indépendantes de la forme du bacille (longue, moyenne ou courte) et de l'origine (angines, porteurs, etc:, etc.).

Le bacille d'Hofmann se caractérise par ses caractères plutôt négatifs (pas d'acide, pas d’hémolyse, pas d’anaérobiose); il diffère nettement du bacille de Lôüffler et ne peut être confondu avec lui; « il n’a rien de diphtérique » (L. Martün).

S'il n'y avait jamais eu que ces deux bacilles en cause, j'ai l'impression que leur distinction aurait pu être faite plus tôt; mais le corynebacterium cutis est plus près du bacille diphtérique ; comme lui il fait fermentèr plusieurs sucres et, en plus, le saccharose; il a dû être pris souvent pour du bacille diphtérique et prêter à confusion.

Indépendamment des souches que nous avions isolées, : nous en avons reçu de l’Institut Pasteur, sans en connaître l’origine, et que l’on nous demandait d'identifier afin de se rendre compte de la valeur du procédé : ces cultures comprenaient des spécimens de bacilles diphtériques et

de bacilles d'Hofmann, mais aussi de corynebacterium

LOL

cutis; c’est à la suite de ces essais qui ont paru convain-

cants que cet établissement a commencé la préparation et l’envoi de milieu horizon dans les laboratoires militaires pendant la guerre.

L'emploi du milieu horizon, outre les services qu’il nous à rendus dans le travail journalier, nous a permis de découvrir l’origine de plusieurs épidémies de diphtérie, d'assurer une prophylaxie efficace et enfin de faire des constatations intéressantes chez les porteurs de germes; on trouvera des détails dans le travail paru dans la revue

d'hygiène.

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