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térium cutis commune de Ch. Nicolle, saprophyte du tégument cutané et nous avons établi le diagnostic diffé- rentiel entre ces deux germes par l'épreuve de la fermentation du saccharose : cette dernière bactérie doit être tenue en grande partie pour responsable des erreurs et des équivoques qui ont été monnaie courante dans l’histoire du bacille diphtérique (désaccord sur les fermentations sucrées, localisations bizarres, etc.); il ressemble étonnamment au bacille diphtérique et fait fermenter, en géné-
ral, les mêmes sucres plus'le saccharose.
Après avoir donné la classification du bacille diphtérique et des bactéries diphtérimorphes telle qu'on doit Ja concevoir dans la pratique courante des examens demandés par la clinique ou l'hygiène, nous passerons en revue les méthodes utilisées jusqu'ici pour le diagnostic du bacille diphtérique; nous n’aurons en vue, toutefois, que les méthodes simples, celles que l’on peut appliquer partout avec un microscope, des colorants et des milieux de culture, et non pas celles qui ont besoin d’un matériel compliqué ou coûteux (virulence, agglutination, déviation du complément, étc.). |
La dernière partie sera consacrée à la description et au mode d'emploi du milieu horizon, dans les conditions où il a été appliqué par nous depuis mai 1917 jûsqu’à la fin de la guerre, dans un laboratoire d'armée où nous étions chargé, entre autres choses, d'assurer la prophy-
laxie de la diphtérie chez les soldats du front et dans Îles