CONCLUSION
A la période de début le diagnostic du cancer iléocæcal ne peut être fait sans le secours de l’examen radiologique. L’erreur à éviter sera alors de prendre une discrète image lacunaire pour une encoche spasmodique. Une encoche retrouvée à plusieurs examens avec les mêmes caractères devant être considérée comme très suspecte et imposer une surveillance attentive.
À la période d'état, la symptomatologie beaucoup plus riche et plus précise rend le diagnostie clinique plus aisé. ‘.
L'existence d’un syndrome de Koenig typique chez un sujet âgé permettra le plus souvent de porter avec exactitude le diagnostic de cancer iléo-valvulaire; diagnostic qui sera confirmé par l’image radiographique « en tuyaux d’orgue » et la constatation d’un arrêt du repas opaque à la valvule de Bauhin avec dilatation des dernières anses iléales.
Le diagnostic des formes eæco-valvulaires se révèlera parfois plus délicat surtout en l’absence de toute tumeur palpable. L'état général du malade, des douleurs, la diarrhée avec ou sans émission de glaires ét de sang, pouvant être alors attribués à une colite, à une typhlite ou à une dysenterie.
C’est l’examen radiologique qui apportera les préeisions nécessaires en révélant l’existence d’une lacune ou d’une image de Stierlin. Mais il convient de noter que même en présence d’une tumeur palpable et de
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clichés radiologiques caractéristiques, les erreurs ne sont pas rares, ces derniers ne permettant pas toujours de trancher le diagnostic ainsi que nous avons pu le constater tout particulièrement en ce qui concerne les processus plastiques inflammatoires ou adhérentiels du carrefour iléo-cæcal et bien trop souvent encore le
diagnostic exact ne sera fait qu’au cours de l’intervention.
QUELQUES OBSERVATIONS DUES A L'OBLIGEANCE DE M. LE PROFESSEUR J. BAUMEL