SIGNES PHYSIQUES
A la période de début ils sont nuls ou très vagues, et c’est très rarement que l’on pourra réveiller à la palpation de la fosse iliaque droite, sur une zone étendue de dehors en dedans, entre l’épine iliaque antéro-supérieure et l’ombilic, une légère douleur, ou que l’on trouvera à la percussion un ballonnement central discret ou une submatité de la région cæcale. -
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Le plus souvent impossible sans le secours de la radiologie, il reste, même avec son aide, extrêmement délicat, car on ne trouve pas toujours les images carac-
téristiques qui permettraient de trancher le diagnostic comme nous le verrons dans le chapitre que nous avons réservé à l’étude radiologique.
Généralement à ce stade, les symptômes présentés par les malades et que nous venons de voir, en imposent pour une lésion vésiculaire ou gastrique, à cause des douleurs et des vomissements périodiques, s’il s’agit de troubles à type dyspeptique, pour une colite ou une appendicite chronique s’il $ ‘agit de troubles intestinaux. Dans le premier cas la négativité constante des examens radiologiques ainsi que l’échec des thérapeutiques habituelles pourra, parfois, orienter le diagnostic; dans la deuxième éventualité, tout au plus peut-on accorder une certaine valeur de présomption (en l’absence d’images radiologiques caractéristiques) à l’apparition chez un sujet âgé de débâcles diarrhéiques succédant à des périodes de constipation, quoique ces symptômes sont loin d’avoir à cette période les caractères si marqués qu'ils prendront à la période d'état.
Ce ne sont donc que quelques rares signes négatifs ou paradoxaux, tel qu’un état général précocément atteint et qu’explique mal le diagnostic qui semble par ailleurs s’imposer, ou encore l’apparition de sang dans les selles en l’absence d’hémorroïdes (signe rare à cette période et particulier aux cancers cæco-valvulaires) qui pourront éveiller l’attention du médecin qui, en cas de doute, doit toujours avoir « l’arrière-pensée du cancer » lorsqu'il s’agit d’un malade âgé, et ne doit jamais s’ubstenir d’un examen complet, comprenant, outre des
xamens de laboratoire parfois utiles, tel que la recherche du sang occulte dans les selles,un examen radtologique somplet — car, ainsi que l’a dit J. Gosset en ce qui concerne les cancers du côlon — et ceci vaut égale-
M Le Le
ment pour le cancer iléo-cæcal: « si l’on se persuadait qu’il n’existe au début des cancers du côlon aucune symptomatologie bien définissable, le recours systématique à l’examen radiologique complet deviendrait une règle qui éviterait bien des retards opératoires ».