ÉLÉMENTS NORMAUX
Bien des constatations ont été faites, qui sont actuellement controuvées. On peut admettre comme exactes, et très fréquentes les modifications suivantes :
Abaissement du taux de l’urée ;
Elévation (du double ou du triple) du rapport de l’azote colloïdal à l’azote total (Salkowski) ; modification fréquente, précoce, regardée comme importante par quelques auteurs (Wolfe, etc.) mais qui ne paraît pas pathognomonique (M. Labbé et Dauphin) ;
Augmentation de l’ammoniaque urinaire (en dehors de toute infection vésicale) ;
Diminution de l’excrétion d’acide urique (?), augmentation des bases xanthiques, sans qu’il y ait augmentation corrélative de l’élimination phosphorique (Elsie Roye, Desgrez).
L’abaissement du taux des phosphates, signalé jadis par A. Robin dans le cancer du foie, se constate quelle que soit la nature ou la localisation du néoplasme, quel que soit le régime alimentaire du cancéreux.
Enfin, le rapport des chlorures à l’urée est toujours accru, sauf dans les cas très avancés ; opinion généralement admise mais combattue par A. Robin qui estime que les variations des chlorures reconnaissent comme cause principale les variations dans le taux de l’alimentation.