ÉLÉMENTS ANORMAUX
A diverses reprises on a cru trouver l’élément anormal caractéristique du cancer. Il faut en rabattre ; aucun des principes anormaux de l’urine des cancéreux n’a de signification spécifique, et souvent la présence de ces principes anormaux est conditionnée par la localisation du néoplasme et par son degré d’évolution.
On a signalé dans les urines des cancéreux la présence de corps acétoniques (acides oxy-butyrique, acétyl-acétique, acétone) d’alcaptone, etc.. L’urobiline, l’indican sont de constatation courante, mais sans valeur diagnostique. Peut-être ralbumosurie, par sa grande fréquence, par
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son abondance, mérite-t-elle plus d’attention. Enfin l’acide oxyprotéïque, traduisant une histolyse exagérée, serait en excès dans les urines cancéreuses (Salomon et Saxl), signe précoce et constant, mais de spécificité discutable. La réaction de Salomon et Saxl semble prouver l’augmentation dans l’organisme de l’acide rhodanique. Cette augmentation tiendrait à l’oxydation insuffisante de l’albumine par les cancéreux.
Quant à la toxicité urinaire, tour à tour on l’a crue augmentée, puis normale dans le cancer. Il faut distinguer : D’abord, les cancers de l’appareil urinaire (rein, vessie, prostate) s’accompagnent d’une toxicité urinaire toute spéciale, par l’apport direct de poisons cancéreux dans les voies d’élimination. En second lieu, les cancers du tube digestif et de ses annexes (foie, voies biliaires, pancréas) augmentent notablement la toxicité urinaire. Pour les autres cancers, non urinaires et non digestifs, et encore fermés, la toxicité urinaire est, en règle générale, faiblement augmentée.
Hémodiagnostic du Cancer
L’étude du sang des cancéreux, au point de vue diagnostique peut porter sur le sang total ou sur ses constituants (éléments figurésr sérum). C’est principalement l’étude du sérum qu’ont entrepris les biologistes (séro-diagnostic du cancer).