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le testicule pouvait s’être enflammé. La suite a démontré que la présence des matières fécales dans le cæcum distendn oufré"mesure était la cause unique des troubles qu’on ne peut pas’ attribuer à une inflammation produite autour de cet intestin par le séjour des matières, puisqu’à peine cel les-ci évacuées, les accidents disparurent. Comment ,expliquer que des matières fécales endurcies séjournent pendant des semaines entières et peut-être plus dans le cæcnm sans provoquer d'accidents et que ceux-ci éclatent enfin subitement; nous ne saurions le dire, mais il est évident pour nous que la cause de la distension de l'intestin est une paralysie de ce viscère survenue à la suite des fatigues physiques, morales et intellectuelles supportées par le malade, Une supersécrétion de la muqueuse intestinale, à la suite de troubles dans l’innervation, peut aussi, croyons-nous, mettre cette muqueuse dans un degré -d'anesthésie complète. C’est du moins ce qui paraît ressortir du fait suivant rapporté par M. Guyot (1).
Os, IX: — Malade soigné depuis plusieurs jours pour une angine pultacée. Symptômes d’étranglement interne. Expulsion d’une grande quantité de mucosités intestinales et retour à la santé.
Dans la discussion qui s’est élevée au sujet de ce malade, MM. Simon et Parrot ont rapporté les accidents à un trou“ ble fonctionnel du plexus solaire.
On peut se convaincre par l’obs. 8 que le diagnostic de pareil cas n’est pas toujours facile; il reposera surtout sur l'absence des signes caractéristiques des diverses variétés d’étranglement vrai. Il faut prendre note dans les deux cas dé la cessation spontanée des accidents ; enfin, la connaissance exacte de l’état moral ou FUN CE du malade dans “un cas pareil à l’obs. 8; le fait d'un état dyspeptique comme dans l’obs. 9 Aa des indications plus ou moins précieuses.
Les paralytiques généraux présentent A comme phénomènes ultimes de la maladie une constipation opiniâtre
(4) Gaz. hebdomad. 4868, p. 218, Soc. méd. des hôp. 4870. — Larguier, | 5
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‘qui résiste à tous les moyens internes et une tympanite ‘considérable qui finit par amener l’asphyxie du patient. Voici le résumé de deux observations que M. Denarié a recueillies pendant son séjour à Bicêtre (1).
Ogs. X.—Ch. X..., paralytique général depuis deux ans, gâteux. Paralysie de la vessie. Pas de selles pendant neuf jours, malgré des purgatifs réitérés. Tympanite énorme. Mort le dixième jour. Rien à l’autopsie qui explique la rétention des matières.
Oss. XI. — Paralytique général. Gâteux. Paralysie de vessie. Diarrhée perpétuelle, puis constipationjinvincible pendantsept jours. Ballonnement et tympanite énormes. Vomissements fétides. Mort le huitième jour. Rien à l’autopsie pour expliquer les symptômes d’étranglement.
La moelle, aussi bien que l’encéphale, a une influence eonsidérable sur la contractilité de l'intestin; les ataxiques sont presque toujours constipés et on en a vu présenter tous les symptômes de l’occlusion interne. L'observation suivante en témoigne.
Os. XII. — Ataxique de 40 ans. Présente subitement des signes :
d'occlusion interne. Vomissements bilieux, puis fécaloïdes. Consti-
-pation. Le poulsn’est pas celui de la péritonite. Mortenquatrejours. A
l’autopsie on trouve seulement les lésions ordinaires de l’ataxie lo: camotrice (Henrot).
Il est facile de voir que dans ces dernières variétés de faux étranglement par paralysie nerveuse, le diagnostic repose bien plus sur les antécédents que sur l’état actuel. Quand on verra un individu atteint d'affection grave et chronique des centres nerveux présenter des signes d’étranglement précédés depuis longtemps de phénomènes de constipation et tympanite, on pourra presque à coup sûr en déduire immédiatement la cause. Cependant les signes fournis par le malade auront aussi leur importance : les vomissements, quand ils existent, ne sont presque jamais
(2) Denarié (de Thonon), Thèses de Paris, 1869. .
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fécaloides {nous essayerons plus loin de’ dire à à quoi il faut. V attribuer) ; le ballonnement est général par suite de l’inertie des parois de toute la masse intestinale et atteint géné ralement un degré considérable ; il y a ordinairement coïncidence de paralysie de la vessie.
Tous ces phénomènes enfin, et c’est là un caractère qui a
sa valeur, ne sont point accompagnés de réaction fébrile ;.
le pouls est petit, filiforme, à peine perceptible et le devient
de moins en moins à mesure que la maladie approche de
son mode de terminaison le plus ordinaire qui est la mort. La cessation de la nutrition et l’asphyxie résultant de la distension énorme des viscères abdominaux sont, en effet, deux causes qui conduisent d'autant plus sûrement à cette issue fatale que l'affection qui les a produites est dans la plupart des cas absolument incurable.
Etranglements vrais.