Douleur plus intease, surtout à l’épigastre
23. Vomissements bilieux, puis fécaloïdes. Ventre très-ballonné, suriout à la partie moyenne. Paroxysmes douloureux toutes les vingt minutes à gauche un peu au-dessous de l’ombilic.
24. Vomissements incessants. Matité circonscrite et empâtement à gauche au-dessus de l’ombilic. Le ventre commence à être sensible à la pression.
RG
25. Vomissements de plus en plus fécaloïdes. Douleur violente. Ventre très-sensible.
26, Aggravation. Altération des traits ; pouls 126, petit.
27. Le diagnosiic qui avait été fait exactement par Grisolle et M. Depaul, eugage ce dernier à faire la gastrotomie. Le malade meurt le même jour de la péritonite qui avait commencé à se manifester le 24,
Autopsie : Counstriction à l'endroit précis du siége de la douleur; l'obstacle avait d’ailleurs été trouvé à l'opération (1).
Obs. XXV.— G. X., homme, 45 ans. Entré à Guy le 4‘rnovembre 1868, Douleur violente, déchirante, au-dessus de l’ombilic. . Apartir du 4, vomissements fécaloïdes. Mort le 8. Autopsie : Bande épiploïque étranglant l’iléum à 11 pieds du cæcum, à l’endroit de la douleur.Jntestin plein de matières fluides, fécaloïdes (2).
Obs. XXVI. — X. fillette de 10 ans. Symptômes Le 4 août 1868. Douleur intense à l’ombilic, vomissements fécaloïdes. Péritonite. Mort le 13. ee
Autopsie : Bride allant de l'ombilic à la partie int. de liléon. (Fagge).
Obs. XXVII.—Douleur sur le milieu d'une ligne menée de l'ombilic àl'épine iliaque antéro-supérieure gauche; coustriction par une'bride épiploïque de l'intestin grêle (Besnier, 3° obs.)
Obs XXVIIH — Douleur dans la région cæcale; étranglement sous-cæcal de l'intestin grêle (Rieux, th. de Paris).
Obs. XXIV. Douleur à la région cæcale; étranglement par un diverticule de l'intestin grêle (idem).
La rapidité dans la marche des accidents et leur apparition au milieu d’une santé parfaite pourraient faire croire à un étranglement par obstruction, si le bullonnement de l'abdomen n'était pas notablement différent de ce qu’il est dans cette dernière forme de l’occlusion. Comme les autres symptômes, il se manifeste rapilement. Il est peu considérable et limité, d’après M. Parise, à la région sous-om-
(1) Thèses de Paris. D° Mony. 1860.
(2) Fagge. Guy's reports, 1868. Obs. 65.
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bilicale droite; c’est aussi l'opinion de M. Mony. Ce ballonnement varie d’ailleurs avec la longueur des anses intestinales situées au-dessus de la constriction. Au niveau de ces anses, la percussion produit un son plutôt mat, la rapidité dans la succession des accidents ne permettant pas un développement bien considérable de gaz. La palpation, d’ailleurs facilement supportée, donne lieu à une sensation d’empatement et parfois même à une sorte de fluctuation bien manifeste ; il résulte, en effet, des recherches de M. Duchaussoy, que, dans une grande partie des cas de constriction qu’il a analysés, le contenu de l'intestin au-dessus de l’étranglement était liquide. Il en est de même dans presque toutes nos observations et nous prenons note de ce fait qui nous servira à légitimer une opération trop rarement opposée, nous semble-t-il, à l’étranglement interne : la ponction de l'intestin.
D’après MM. Duchaussoy, Besnier, Fagge, l’étranglement par brides ou bandes ne donne jamais lieu à une tumeur intra-abdominale. En thèse générale, l’observation confirme leur assertion; on peut citer cependant des exceptions à cette règle, et le malade de M. Gombault, dont M. Tillaux rapporte l’intéressante observation dans le Bulletin de Thérap., du 45 avril 1870 en est un exemple.
Obs. XXX. — Chez ce malade qui a succombé à un étranglement de l’iléon par une bride fibreuse, on sentait au-dessus du pubis une tumeur volumineuse se prolorgeant dans les fossesiliaques, tumeur d’ailleurs très-difficile à apprécier nettement. À l’aulopsie on a trouvé dans le petit bassin et l’hypogastre une anse d'iléon remplie de matière fécales.
Cette exception s'explique ici par la présence de matières dures dans l’intestin, ce qui est, comme nous l’avons dit, un fait anormal. Ces deux exceptions, dont l’une n’est que la conséquence de l’autre, devaient forcément coïncider.
Chez un autre malade, mort de péritonite par épanchement, la tumeur provenait de ce qu'il s'était fait une extravasation sauguine dans la cavité de l’anse étranglée.